Santé mentale : un an d’actions concrètes en Meuse

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Un an après la signature du Projet Territorial de Santé Mentale, la Meuse affiche des avancées notables pour prévenir, détecter et accompagner les situations de mal-être, notamment chez les enfants, les jeunes et les agriculteurs.

Un an de mobilisation partenariale

Signé en 2024, le Projet Territorial de Santé Mentale (PTSM) de la Meuse vise à structurer les réponses locales aux enjeux de santé psychique. Porté par l’ARS Grand Est et un large réseau de partenaires (centres hospitaliers, établissements sociaux et médico-sociaux, professionnels de santé, collectivités, associations, citoyens), il a rapidement donné lieu à des actions ciblées et innovantes.

Mieux prévenir dès l’enfance

Parmi les avancées majeures, un programme de prévention du harcèlement scolaire à destination des élèves jusqu’au CM2 est en cours de déploiement. Il repose sur une exposition immersive conçue pour libérer la parole et outiller les familles et enseignants. Quatre animateurs ont été formés pour animer ce dispositif dès 2025.

Autre action structurante : le renforcement des Maisons d’enfants à caractère social gérées par l’association AMSEAA avec l’arrivée, en mars 2025, d’une infirmière-coordonnatrice chargée notamment de fluidifier les parcours et éviter les ruptures de prise en charge pour les enfants en souffrance psychique.

Des dispositifs pérennes et élargis

Le dispositif « 1,2,3 Enfant », qui a permis d’accompagner près de 300 situations en 2024, est reconduit. Il démontre un besoin croissant de coordination autour de la santé mentale infanto-juvénile.

Côté formation, 70 professionnels ont été formés aux Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM). Ce programme sera enrichi par un volet spécifique pour intervenir auprès des jeunes, avec de nouvelles sessions dès octobre 2025.

Un engagement pour le monde agricole

Autre priorité : le mal-être en milieu agricole. Un dispositif d’écoute et d’orientation est en cours de structuration avec les acteurs agricoles (MSA, syndicats, chambres d’agriculture). Objectif : offrir un accompagnement de proximité et confidentiel, complété par des actions de sensibilisation sur le terrain.

Une dynamique à consolider

Portée par une forte mobilisation locale, la dynamique du PTSM se poursuit en 2025 avec de nouveaux projets ambitieux, comme la création d’une unité mobile pédopsychiatrique (UPEMUC) pour les urgences chez les 0-18 ans, ou le déploiement du programme CURe de réhabilitation psychosociale. La santé mentale devient une priorité partagée et territorialisée, avec des réponses adaptées aux publics et aux réalités locales.