Une personne présente des difficultés à respirer, une perte de connaissance, des convulsions, une douleur dans la poitrine ou une paralysie ?
Appelez immédiatement le 15 ou le 112.
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Comprendre le protoxyde d'azote
Le protoxyde d’azote est un gaz utilisé notamment dans le domaine médical et dans certaines cartouches ou bonbonnes à usage alimentaire. Son inhalation à des fins récréatives est recherchée pour ses effets rapides : euphorie, rires, désinhibition ou modification des perceptions.
La courte durée de ces effets peut donner l’impression que le produit est peu dangereux. Pourtant, son usage détourné expose à des accidents et à des complications graves.
L’inhalation de protoxyde d’azote à des fins récréatives expose à des risques immédiats : vertiges, perte d’équilibre, malaise, perte de connaissance, chute, accident ou brûlure par le froid.
Des consommations importantes, rapprochées ou répétées peuvent également provoquer des complications graves plusieurs jours ou semaines après la dernière utilisation :
- des atteintes neurologiques avec des fourmillements, une perte de sensibilité, une faiblesse musculaire ou des difficultés à marcher ;
- des complications cardiovasculaires liées notamment à la formation de caillots sanguins ;
- des hallucinations, une confusion ou d’autres troubles psychiques ;
- une perte de contrôle de la consommation et une dépendance.
Certaines atteintes peuvent être graves, nécessiter une hospitalisation et laisser des séquelles durables. Les effets durent peu de temps, mais les risques pour la santé peuvent être importants. Comme ils disparaissent vite, on peut être tenté de recommencer rapidement, ce qui augmente les risques.
Pour connaître plus en détail les effets du protoxyde d’azote et vérifier les idées reçues, consultez le site Parlons Proto.
Les vocaux du proto
Reconnaître les symptômes et savoir comment réagir
Après une consommation de protoxyde d’azote, différents symptômes peuvent apparaître. Ils peuvent survenir seuls ou être
Détresse psychologique, malaises, vertiges ou encore paralysie : le protoxyde d'azote présente des risques majeurs pour la santé et la vie sociale.
associés, immédiatement ou plusieurs jours ou semaines après la consommation.
Les symptômes qui doivent alerter sont notamment :
- des fourmillements ou des engourdissements dans les bras ou les jambes ;
- une perte ou une diminution de la sensibilité ;
- des sensations de brûlure ou de décharge électrique ;
- une faiblesse musculaire ou une paralysie ;
- une perte d’équilibre ou des difficultés à marcher ;
- des vertiges, des malaises ou des maux de tête répétés ;
- une perte de connaissance ou des troubles de la conscience ;
- des convulsions ;
- une confusion, des troubles de la mémoire ou des hallucinations ;
- un trouble soudain de la parole ;
- des difficultés à respirer ;
- une douleur ou une sensation d’oppression dans la poitrine ;
- des troubles urinaires inhabituels.
Ces symptômes peuvent apparaître progressivement ou diminuer pendant un temps. Mais leur disparition ne signifie pas que le problème est réglé.
En cas de fourmillements, de perte de sensibilité ou de difficulté à marcher, vous devez consulter rapidement.
La consommation de protoxyde d’azote peut également entraîner des conséquences ou des accidents, notamment :
- des chutes ou des accidents liés à une perte d’équilibre, un malaise ou une altération de la vigilance ;
- des brûlures liées au contact avec le gaz ou les contenants très froids.
Que faire selon votre situation ?
Si vous présentez l’un des symptômes listés ci-dessus :
- Consultez le paragraphe dédié aux situations urgentes ci-dessous "Quand appeler le 15 ou le 112 ?"
- Si votre consommation est régulière, répétée ou difficile à contrôler, retrouvez les solutions de soins et d’accompagnement adaptées dans le paragraphe ci-dessous "Où trouver de l’aide ?"
Besoin d’informations ou de conseils ?
Vous pouvez contacter :
- le Centre antipoison et de toxicovigilance du CHRU de Nancy
- le Centre d’addictovigilance de Nancy
- Drogues Info Service répond au téléphone au 0 800 23 13 13 (anonyme et gratuit) de 8h à 2h, 7j/7, et par chat du lundi au vendredi de 14h à minuit, ainsi que les samedis et dimanches de 14h à 20h.
Appelez immédiatement le 15 ou le 112 en présence de l’un des signes suivants
- perte de connaissance ou troubles de la conscience ;
- difficultés à respirer ;
- convulsions ;
- paralysie ou faiblesse brutale d’un bras ou d’une jambe ;
- douleur ou sensation d’oppression dans la poitrine ;
- trouble soudain de la parole ;
- brûlure importante ;
- chute ou accident grave.
Ne laissez pas la personne seule. Si elle est inconsciente mais respire, placez-la en position latérale de sécurité et suivez les consignes des secours.
Trouver des soins et un accompagnement en cas de consommation régulière ou occasionnelle
Même si vous consommez seulement de temps en temps, il peut y avoir des risques pour votre santé. Quand les consommations deviennent plus fréquentes ou plus importantes, le risque de dépendance et de complications graves augmente.
En cas d’urgence vitale, appelez le 15 ou le 112.
Vers qui vous tourner ?
Des professionnels peuvent vous écouter, vous conseiller et vous aider :
- Votre médecin traitant peut réaliser une première évaluation et vous orienter vers les soins adaptés,
- Les Consultations jeunes consommateurs, ou CJC, accueillent gratuitement et confidentiellement les jeunes et leur entourage (cf. annuaire ci-dessous),
- Les Centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie, ou CSAPA, proposent un accompagnement médical, psychologique et social (cf. annuaire ci-dessous)
L’annuaire de la plateforme Grand Est Addictions permet de trouver une CJC, un CSAPA ou une autre structure spécialisée près de chez vous.
Quels soins peuvent vous être proposés ?
La prise en charge dépend des symptômes et de leur gravité. Elle peut comprendre un examen médical et neurologique, des analyses ou des examens complémentaires à l’hôpital.
Une hospitalisation ou une rééducation peut être nécessaire en cas de complication grave, de perte de force ou de difficultés à marcher.
Lorsque la consommation devient régulière ou difficile à contrôler, un accompagnement en addictologie peut compléter les soins.
Que dire au médecin ?
Au cours de votre consultation, indiquez clairement au médecin :
- votre fréquence de consommation ;
- les quantités approximatives ;
- la date de la dernière consommation ;
- les symptômes et leur date d’apparition ;
- les autres produits ou médicaments consommés.
Ces informations sont essentielles pour aider le médecin à établir le diagnostic, évaluer la gravité de la situation et proposer les examens et les soins les plus adaptés.
Que faire en cas de fourmillements, de perte de sensibilité ou de difficulté à marcher après avoir consommé du protoxyde d'azote ?
Arrêtez toute consommation et consultez rapidement un professionnel de santé. Les fourmillements, les engourdissements, les sensations de décharge électrique et les difficultés à marcher peuvent révéler une atteinte neurologique.
La vitamine B12 protège-t-elle des dangers du protoxyde d’azote ?
Non. La prise de vitamine B12 ne neutralise pas les dangers tant que la consommation se poursuit. Demandez un avis médical avant tout traitement.
Où consulter pour une consommation régulière de protoxyde d’azote ?
Vous pouvez contacter votre médecin traitant, une Consultation jeunes consommateurs ou un CSAPA. L’annuaire de Grand Est Addictions recense les structures spécialisées de la région. Consultez le paragraphe ci-dessus "Où trouver de l’aide dans le Grand Est ?"
Un proche peut-il demander de l’aide ?
Oui. Les Consultations jeunes consommateurs, les CSAPA et Drogues Info Service peuvent informer et accompagner l’entourage, même lorsque la personne qui consomme ne souhaite pas encore consulter. Consultez le paragraphe ci-dessus "Où trouver de l’aide dans le Grand Est ?"






