Sécurité des soignants : un protocole pour protéger les professionnels de santé

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Sécurité des professionnels de santé

Face à la hausse préoccupante des violences envers les soignants, un protocole multipartenarial a été signé en Meurthe-et-Moselle. Objectif : mieux protéger, accompagner et sécuriser les professionnels dans l’exercice de leurs missions.

Une réponse collective à une urgence

Insultes, menaces, agressions physiques : la violence à l’encontre des professionnels de santé ne cesse de croître. En deux ans, elle a bondi de plus de 50 %, touchant particulièrement les infirmiers : en 2023, plus de 400 d’entre eux ont déclaré avoir été victimes en Meurthe-et-Moselle. Pire, 60 % des soignants agressés ne portent pas plainte.

Face à ce constat, l’ARS Grand Est, la Préfecture, la gendarmerie, la police nationale, ainsi que les Conseils départementaux de l’Ordre des Médecins et des Infirmiers ont uni leurs forces. Le 30 juin 2025, ils ont signé un protocole pour renforcer la sécurité des soignants.

Des mesures concrètes pour protéger

Ce protocole s’articule autour de quatre priorités :

  • Faciliter le dépôt de plainte, avec un accompagnement dédié.
  • Préenregistrer le numéro du soignant dans le logiciel du 17 pour un traitement rapide des appels.
  • Mettre à disposition des référents sûreté pour sécuriser les lieux d’exercice.
  • Former et sensibiliser les professionnels aux bonnes pratiques de sécurité.

Une mobilisation qui engage tout le territoire

Cette démarche vise à créer un réflexe de protection et de soutien autour des soignants, afin qu’ils puissent exercer leur mission dans des conditions optimales. Elle repose sur une coopération pérenne entre institutions, forces de l’ordre et ordres professionnels.

Pour l’ARS Grand Est, ce protocole est un signal fort : la sécurité des soignants est une condition essentielle de la qualité des soins et un engagement collectif envers celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour la santé de tous.