Pourquoi améliorer la santé dans les établissements pénitentiaires ?
Améliorer la santé des personnes détenues contribue à la santé publique globale. Prévenir les maladies, renforcer le suivi médical et accompagner les parcours de soins permet de limiter les risques sanitaires et de favoriser la réinsertion.
Santé des personnes détenues : un enjeu de santé publique dans le Grand Est
Dans le Grand Est, plus de 7 000 personnes détenues sont prises en charge dans 20 établissements pénitentiaires. Leur état de santé est souvent plus fragile que celui de la population générale : maladies chroniques, troubles psychiques, addictions ou retard dans l’accès aux soins.
Pour beaucoup, l’entrée en détention constitue un moment clé pour accéder à un suivi médical. La santé des personnes détenues est donc un enjeu majeur de santé publique, à la fois pour les personnes concernées et pour l’ensemble de la société.
Une feuille de route régionale pour améliorer l’accès aux soins milieu carcéral
Pour répondre à ces besoins, l’ARS Grand Est met en œuvre une feuille de route 2026-2028 dédiée à la santé en détention .
Cette stratégie repose sur 5 priorités :
- mieux connaître la santé des personnes détenues ;
- développer la prévention en milieu pénitentiaire ;
- améliorer l’accès aux soins en prison ;
- sécuriser le parcours de soins à la sortie de détention ;
- renforcer l’attractivité des professionnels de santé.
Objectif : garantir un accès aux soins équitable pour les personnes détenues, conformément aux principes de santé publique.
Prévention : agir tôt pour mieux protéger la santé des détenus
La prévention en milieu pénitentiaire est un levier essentiel. Dès leur arrivée, les personnes détenues bénéficient de propositions de dépistage (VIH, hépatites, infections sexuellement transmissibles) et d’un accompagnement en santé.
Des actions ciblées sont renforcées :
- prévention du suicide en détention ;
- réduction des risques liés aux addictions ;
- promotion de la santé mentale et de l’hygiène de vie.
Ces actions contribuent à améliorer durablement la santé des personnes détenues et à limiter les risques sanitaires.
Télémédecine en prison : un accès facilité aux soins spécialisés
Pour améliorer l’accès aux soins en prison, l’ARS Grand Est développe la télémédecine en milieu pénitentiaire.
Ce dispositif permet :
- un accès plus rapide aux spécialistes ;
- une meilleure coordination des parcours de soins ;
- une réduction des déplacements vers l’hôpital.
La télémédecine en prison constitue une solution concrète pour réduire les inégalités d’accès aux soins.
Sortie de détention : assurer la continuité des soins
La sortie de détention est une période à risque en matière de santé. Les ruptures de suivi médical sont fréquentes, notamment pour les personnes souffrant d’addictions ou de troubles psychiques.
La feuille de route prévoit :
- des réunions de préparation à la sortie ;
- des outils de partage des informations médicales ;
- des dispositifs d’accompagnement entre la prison et la ville.
L’objectif est de garantir la continuité des soins après la détention et d’éviter les ruptures de parcours.
Le rôle de l’ARS Grand Est dans la santé en détention
L’ARS Grand Est coordonne les actions en lien avec les établissements de santé, l’administration pénitentiaire et les partenaires locaux.
Elle agit concrètement pour :
- financer et accompagner les actions de prévention ;
- déployer la télémédecine en prison ;
- former les professionnels de santé ;
- améliorer l’organisation des parcours de soins.






