Protoxyde d’azote : diagnostic et prise en charge d’une intoxication | Professionnels

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L’usage détourné du protoxyde d’azote peut entraîner des complications neurologiques, cardiovasculaires et psychiatriques graves. Chez un patient, notamment jeune, présentant des symptômes inexpliqués, pensez à rechercher une consommation de protoxyde d'azote. Retrouvez les points de vigilance, les ressources pour diagnostiquer et prendre en charge ainsi que les contacts utiles dans le Grand Est.

Consultez le guide de l’ANSM « Aide au diagnostic et à la prise en charge d’une intoxication au protoxyde d’azote », actualisé en avril 2025.

 

Une consommation de protoxyde d’azote doit notamment être recherchée devant :

  • des paresthésies, une perte de sensibilité, une faiblesse musculaire ou des troubles de la marche ;
  • des troubles cognitifs, une confusion, des hallucinations ou une agitation ;
  • une thrombose, une embolie pulmonaire, un AVC ou une douleur thoracique inexpliqués chez un sujet jeune ;
  • des chutes, malaises ou brûlures par le froid.

Lors de l’interrogatoire, précisez la fréquence, les quantités consommées, le type de conditionnement utilisé, la date de la dernière consommation et les éventuelles consommations associées.

Le protoxyde d’azote peut entraîner une carence fonctionnelle en vitamine B12. Un dosage sanguin normal de vitamine B12 n’exclut donc pas une intoxication.

Les examens et la prise en charge doivent être adaptés au tableau clinique. Ils peuvent associer bilan biologique, explorations neurologiques ou cardiovasculaires, traitement des complications et rééducation.

L’arrêt de la consommation est indispensable. Une prise de vitamine B12 ne permet pas de poursuivre la consommation sans risque.

Consultez le guide de l’ANSM « Aide au diagnostic et à la prise en charge d’une intoxication au protoxyde d’azote », actualisé en avril 2025.

Lorsque la consommation est répétée, importante ou difficile à contrôler, une orientation vers une structure spécialisée peut être proposée.

Selon la situation, le patient peut être adressé vers :

  • une Équipe de liaison et de soins en addictologie (ELSA) en établissement de santé ;
  • un Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ;
  • une Consultation jeunes consommateurs (CJC), notamment pour les jeunes patients et leur entourage.

Centre d’addictovigilance de Nancy – CEIP-A
Pour les situations d’abus, de dépendance ou d’usage détourné.

Centre antipoison de Nancy
Tél : 03 83 22 50 50 – 24 h/24 et 7 j/7.