Ambroisie

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Amboisie

Le pollen de cette plante invasive peut provoquer de graves allergies. Il suffit de quelques grains de pollen par mètre cube d'air pour que des symptômes apparaissent chez les personnes allergiques : rhinite allergique, conjonctivite, trachéite, toux, urticaire, asthme, eczéma... Compte tenu de son impact sanitaire, limiter l’expansion de cette plante constitue un enjeu de santé publique.

Comment reconnaître l'ambroisie ?


 

Où pousse cette plante ?

L’ambroisie (Ambrosia artemisiifolia) prospère sur les terrains dénudés, les remblais peu ou pas végétalisés, les sols peu ou mal entretenus, comme ceux des friches industrielles, les lotissements en cours de construction, les chantiers, les bas-côtés, les terrains vagues, les voies de communication, les jachères, les jardins, les cultures, les chaumes, etc.

 

A quelle période ?

L’ambroisie germe de fin avril à mi-juin et sa pollinisation s’étend de la mi-août à fin octobre.

Le saviez-vous ?

À partir du mois de juin, la plante est suffisamment développée pour être reconnaissable. La destruction des plants d’ambroisie doit donc être engagée avant la mi-juillet, période de démarrage de sa floraison, afin de limiter sa reproduction et son expansion.

D’autres espèces d’ambroisie présentes en France doivent également être surveillées et détruites. Il s’agit de l’ambroisie trifide (Ambrosia trifida L.) et de l’ambroisie à épis lisses (Ambrosia psilostachya DC.), plus rares en Grand Est.

L’allergie à l’ambroisie apparaît après plusieurs années d’exposition à son pollen. Quelques grains de pollen par mètre cube d'air sont alors suffisants pour que des manifestations allergiques apparaissent chez les sujets sensibles : rhinites, conjonctivites, symptômes respiratoires tels que trachéite, toux et parfois urticaire ou eczéma.

Dans 50 % des cas, l’allergie à l’ambroisie peut entraîner l’apparition de l’asthme ou provoquer son aggravation.

Au sein de la grande région, l’Alsace est le premier territoire qui a été confronté à la présence d’ambroisie. L’ambroisie n’est pas présente partout, cependant des signalements réguliers et dans les différents milieux (chemin forestier, terrain vague, bordure de route ou de voie ferroviaire, jardin de particulier, champ cultivé…) sont régulièrement transmis. Sur les territoires lorrain et champardennais, la présence d’ambroisie est sans doute sous-estimée.

La plante a toutefois été repérée dans quelques stations par des botanistes sur tous les départements.

Pour l’heure, d’après les relevés phénologiques réalisés, le risque d’allergie lié à une exposition aux pollens d’ambroisie reste encore faible mais c’est pourquoi il est important de prévenir l’implantation de cette espèce responsable de problèmes sanitaires importants dans les régions voisines.

A télécharger : Carte Grand Est - Progression d'ambroisie de 2000 à 2021

 

Face à sa propagation sur le territoire métropolitain, il est nécessaire de rappeler l’importance de la lutte contre cette espèce envahissante, au pollen très allergisant. En effet, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) les allergies aux pollens touchent en France 20 % des enfants âgés de plus de 9 ans et 30 % des adultes.

Pour éviter la production de pollen et limiter l’expansion de cette plante, les plants doivent donc être systématiquement détruits par arrachage ou fauchage, de préférence avant la floraison et en portant des gants. (cf fiche ci dessous)

Sur les territoires alsaciens puis lorrains, des arrêtés préfectoraux prescrivent la destruction systématique de l'ambroisie (cf arrêtés préfectoraux ci-dessous).

Si nous n’agissons pas efficacement contre cette espèce, les concentrations du pollen d'ambroisie dans l'air pourraient quadrupler en Europe à l'horizon 2050.

C’est au stade de la détection précoce des nouveaux foyers que les actions de lutte sont les plus efficaces. Collectivités, professionnels, mais aussi particuliers, nous sommes tous concernés !

 

Le saviez-vous ?

Les mélanges de graines pour oiseaux peuvent contenir des graines d’ambroisie, en particulier ceux contenant des graines de tournesol. Ainsi dispersées par les oiseaux, elles peuvent pousser au printemps et même les années suivantes : ce sont alors plusieurs dizaines à plusieurs milliers de graines qui sont produites.

Surveillez vos mangeoires à oiseaux et arrachez les plants d’ambroisie !

 

L’Alsace étant le premier territoire concerné du Grand Est, des campagnes d’information y ont été réalisées dès 2007 pour permettre l’identification de l’ambroisie par un nombre important de personnes, particuliers comme professionnels. Les gestionnaires institutionnels des milieux concernés (routes, bords de cours d’eau, espaces naturels, etc.) ont également été formés afin d’organiser la lutte. Depuis cette date, divers endroits concernés ont été signalés, notamment à proximité des endroits où les oiseaux sont nourris en hiver.

Dans tout le Grand Est, des actions de sensibilisation ont été menées depuis plusieurs années, notamment l’organisation le 23 juin 2016, d’une demi-journée de sensibilisation sur l’ambroisie avec le CNFPT Lorraine. 

Depuis 2018 un plan d’actions régional (voir paragraphe Moyens mis en place), financé par l’ARS et animé par FREDON Grand Est, vise à prévenir les allergies liées à la prolifération des ambroisies en Grand Est. Dans ce cadre, des actions de prévention et de sensibilisation du grand public et des professionnels sont régulièrement menées.
Pour exemple : 

Depuis 2017, un plan d’actions régional, financé par l’ARS et animé par FREDON Grand Est, vise à prévenir les allergies liées à la prolifération des ambroisies en Grand Est. Dans ce cadre, des actions de prévention et de sensibilisation du grand public et des professionnels sont régulièrement menées, notamment lors des journées internationales de lutte contre les ambroisies qui ont lieu fin juin.

A l’occasion notamment des journées internationales de lutte contre les ambroisies qui ont lieu fin juin, collectivités, associations et organisations professionnelles peuvent mettre en place des actions d’information sur les effets sanitaires et environnementaux et les moyens de destruction de cette plante envahissante au pollen très allergisant.