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Chenilles urticantes

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Chenille
Les chenilles peuvent faire leur apparition dans notre environnement à différentes périodes de l’année. Certaines d’entre elles sont urticantes et peuvent entraîner des troubles de la santé tels que démangeaisons, conjonctivites, maux de gorge….
La vigilance est donc de mise, en évitant tout contact avec ces chenilles, leur nid et les zones potentiellement infestées.
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Chenilles processionnaires du chêne regroupées sur une branche. © Christophe Bailly

En région Grand Est, c’est la chenille processionnaire du chêne qui est la principale espèce proliférative.

Elle provoque des défoliations chez le chêne et des troubles pour la santé humaine. Elle apprécie les lisières des forêts et affectionne les peuplements peu denses.

A partir de son éclosion en avril, cette chenille traverse 6 stades larvaires. Au 3ème stade, mi-mai, les chenilles se dotent de longs poils soyeux caractéristiques, mais aussi de poils microscopiques contenus dans des glandes et qui peuvent être éjectés en cas de stress de l’animal. Ce sont ces poils microscopiques et très durs qui contiennent une protéine toxique susceptible de déclencher des irritations très intenses de la peau et des muqueuses (démangeaisons, conjonctivites, toux irritatives,…), mais aussi parfois des réactions allergiques (urticaire, difficultés respiratoires,…), qui deviendront de plus en plus sévères si les contacts avec l’allergène se répètent.

Pour les randonneurs ou les riverains d’arbres infestés, le risque sanitaire est maximal en mai-juin. Les nids tissés par les chenilles sur les arbres pour abriter leurs nymphes retiennent cependant une multitude de poils qui resteront urticants plusieurs années s’ils sont préservés de l’humidité.

> Information santé des forêts - La chenille processionnaire du chêne

 

 

Chenilles processionnaires du Pin

Si le sud-ouest de la France est la région la plus touchée par la chenille processionnaire du pin, celle-ci étend son territoire en direction du Nord du pays : en Ile de France et vers la façade Est (Aube, sud de la Marne).

La processionnaire du pin est moins résistante au froid que celle du chêne. Elle passe l’hiver au stade de chenille et se réfugie dans des nids bien visibles à l’extrémité des branches de pin dont elle ne sort que la nuit pour se nourrir. Au printemps, la chenille se dirige vers le sol afin de s’y enfouir. C'est la procession de nymphose : toutes les chenilles se tiennent les unes aux autres et se déplacent en longue file.

Outre les dégâts qu’elle peut causer aux arbres, la chenille processionnaire du pin est également très urticante et allergisante sur la période allant du mois de novembre au mois de mars.

> Information Santé des forêts : la chenille processionnaire du pin

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Ces chenilles ont fait leur apparition dans notre région très récemment. Elles ont une forme de vie très différente des chenilles processionnaires du chêne. Habituées aux zones urbaines, elles se nourrissent de mousse et de lichens et hivernent sous les tuiles, dans les vieux murs, à l’ombre.

On les voit pulluler aux mois de mai-juin lorsqu’elles ont fini leur cycle larvaire et recherchent des anfractuosités pour faire leur cocon. Elles grimpent aux façades, nichent sous les tuiles des toitures et pénètrent dans les habitations par les velux, même fermés parfois. Elles ont une durée de vie d’environ 15 jours avant leur transformation en papillon. Elles sont moins urticantes que les processionnaires du chêne.

Il y a peu de parade contre l’invasion de ces chenilles. Le recours à l’aspersion de pesticide est absolument à proscrire dans un logis

> Fiche de prévention destinée aux particuliers

 

Sur les terrains privés, la lutte contre la prolifération des chenilles urticantes incombe aux propriétaires ou occupants de ces terrains.

Dans le cas de terrains privés infestés causant des nuisances pour le voisinage, le maire a le pouvoir de demander aux propriétaires ou occupants de ces terrains de supprimer les nids de chenilles dans des délais fixés par celui-ci

En ce qui concerne les lieux publics infestés, la lutte contre la prolifération des chenilles urticantes incombe au maire.

Dans tous les cas, la lutte contre les chenilles urticantes est une affaire de professionnels. Il est donc fortement recommandé de faire intervenir une société spécialisée ou un professionnel formé pour toute intervention sur un arbre infesté.

 

> Information spécifique sur la lutte contre les chenilles Eilema Caniola