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Chenilles urticantes

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Au printemps, les colonies de chenilles urticantes font cycliquement leur apparition dans notre environnement. Elles peuvent entraîner des troubles de la santé tels que démangeaisons, conjonctivite, maux de gorge…. La vigilance est donc de mise, en évitant tout contact avec les chenilles, leur nid et les zones potentiellement infestées.
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En région Grand Est, c’est la chenille processionnaire du chêne (Thaumetopoea processionea) qui est la principale espèce proliférative.

Elle provoque des défoliations chez le chêne et des troubles pour la santé humaine ou animale1. Elle apprécie les lisières des forêts et affectionne les peuplements peu denses.

A partir de son éclosion en avril, cette chenille traverse 6 stades larvaires.
Au 3ème stade, mi-mai, les chenilles se dotent de longs poils soyeux caractéristiques, mais aussi des poils microscopiques contenus dans des glandes et qui peuvent être éjectés en cas de stress de l’animal. Ce sont ces poils microscopiques et très durs qui contiennent une protéine toxique susceptible de déclencher des irritations très intenses de la peau et des muqueuses (démangeaisons, conjonctivites, toux irritatives,…), mais aussi parfois des réactions allergiques (urticaire, asthme,…), qui deviendront de plus en plus sévères si les contacts avec l’allergène se répètent.

Pour les randonneurs ou les riverains, le risque sanitaire est maximal en mai-juin. Les nids tissés par les chenilles sur les arbres pour abriter leurs nymphes retiennent cependant une multitude de poils qui resteront urticants plusieurs années s’ils sont préservés de l’humidité.

1 En plus des démangeaisons, lorsqu’un animal avale une chenille, elle peut lui provoquer une nécrose buccale ou digestive.

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Ces chenilles ont fait leur apparition dans notre région très récemment. Elles ont une forme de vie très différente des chenilles processionnaires du chêne. Habituées aux zones urbaines, elles se nourrissent de mousse et de lichens et hivernent sous les tuiles, dans les vieux murs, à l’ombre.

On les voit pulluler aux mois de mai-juin lorsqu’elles ont fini leur cycle larvaire et recherchent des anfractuosités pour faire leur cocon. Elles grimpent aux façades, nichent sous les tuiles des toitures et pénètrent dans les habitations par les velux, même fermés parfois. Elles ont une durée de vie d’environ 15 jours avant leur transformation en papillon. Elles sont moins urticantes que les processionnaires du chêne.

Il y a peu de parade contre l’invasion de ces chenilles. Le recours à l’aspersion de pesticide est absolument à proscrire dans un logis

Aller plus loin

En savoir plus

INRA : Processionnaire du pin : une chenille sous haute surveillance

ANSES : Chenilles processionnaires du pin et du chêne

France Chenilles (annuaires de professionnels)

Mots clés

Santé environnementale Veille sanitaire - Surveillance épidémiologique - Maladies infectieuses