A retenir
Organisée par l’ARS, la Dreal, la Région, les Agences d’urbanisme et InterSCoTs Grand Est, la journée « Santé & Aménagement du territoire » a réuni plus de 140 acteurs aux profils complémentaires : collectivités territoriales et de l’ingénierie publique et privée, professionnels de santé, services de l’Etat, représentants du milieu associatif et de la société civile mais également de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Les actes de la journée régionale 2025 dégagent 9 enseignements pour passer de l’intention à l’action et construire des territoires plus favorables à la santé.
Pourquoi l’aménagement du territoire est un enjeu de santé
Premier enseignement : l’aménagement du territoire agit directement sur la santé. Qualité de l’air, habitat, accès à la nature, espaces publics, eau, alimentation ou mobilités influencent les conditions de vie et les inégalités sociales et territoriales de santé. La santé doit donc devenir une boussole des politiques territoriales.
Faire de la prévention une priorité
Les échanges ont aussi mis en avant un changement de paradigme : sortir du « tout curatif » pour renforcer la prévention. Vieillissement, maladies chroniques, sédentarité ou changement climatique imposent d’agir davantage en amont, sur les environnements de vie et les comportements.
Urbanisme favorable à la santé : une approche transversale
Autre enseignement clé : santé publique, environnement, climat, habitat, mobilités et cohésion sociale ne peuvent plus être pensés séparément. L’urbanisme favorable à la santé repose sur cette approche transversale, qui vise à réduire les risques tout en renforçant les facteurs protecteurs.
Intégrer la santé dans les documents d’urbanisme
Les actes montrent que la santé peut devenir un fil conducteur des SCoT et autres documents de planification. L’exemple du SCoT-AEC du Pays du Mans illustre comment un diagnostic territorial UFS peut déboucher sur des orientations concrètes en matière d’espaces publics, de mobilités ou de réduction des inégalités.
Mieux connaître son territoire pour mieux décider
Les échanges rappellent aussi qu’il est indispensable de mieux connaître l’état de santé des territoires. Croiser données sanitaires, sociales et environnementales permet d’identifier les vulnérabilités locales, de rendre visibles les inégalités et de mieux prioriser l’action publique.
Des leviers concrets dans les projets urbains
Les retours d’expérience ont montré que la santé peut être intégrée très concrètement dans les projets urbains. Dès la conception, elle éclaire les choix en matière de formes urbaines, de végétalisation, de confort d’usage, de mobilité ou de qualité des espaces extérieurs.
Air, eau, végétal : des leviers environnementaux majeurs
Qualité de l’air, gestion de l’eau, adaptation au changement climatique et place du végétal apparaissent comme des leviers majeurs pour des territoires plus favorables à la santé. Ces dimensions environnementales contribuent à la fois au bien-être, à la prévention et à la résilience.
Mobilités, alimentation, cours d’école : la santé au quotidien
Les actes soulignent enfin que la santé se joue aussi dans les usages quotidiens. Mobilités actives, accès à une alimentation saine, cours d’école végétalisées ou espaces publics mieux pensés peuvent produire des effets très concrets sur la santé physique, mentale et sociale.
Coopérer pour passer à l’action
Dernier enseignement : aucune transformation durable ne peut se faire sans coopération. Collectivités, services de l’État, agences d’urbanisme, acteurs de santé, associations, chercheurs et habitants ont besoin de partager une culture commune pour transformer les intentions en actions.






