La qualité de l’air que l’on respire à l’intérieur de nos logements comme à l’extérieur est un enjeu majeur pour la santé et l’environnement. Depuis 2015 est organisée chaque 14 octobre la journée nationale de la qualité de l’air. Ce rendez-vous a pour objectif de sensibiliser les citoyens à l’importance de la qualité de l’air que nous respirons et valoriser les bonnes pratiques pour le préserver et protéger sa santé.
Changement climatique et santé : mieux surveiller les nouveaux risques liés à l’air
La pollution de l’air constitue un enjeu majeur de santé publique : dans le Grand Est, près de 3 900 décès pourraient être évités chaque année grâce à une réduction durable de l’exposition aux particules fines. Le changement climatique accentue certains risques sanitaires, notamment avec l'allongement des saisons polliniques, les épisodes de pollution à l’ozone lors des fortes chaleurs et les fumées issues des incendies de forêt.
En août 2026, des incendies survenus dans le Grand Est et les pays voisins ont ainsi entraîné des épisodes de pollution aux particules, susceptibles d’aggraver les maladies respiratoires et cardiovasculaires. Pour mieux anticiper ces risques, l’ARS accompagne les actions d’ATMO Grand Est, et s’appuie sur son expertise lors des situations de crise.
L'ARS Grand Est soutient également la surveillance des pollens, qui s’appuie sur 9 capteurs répartis dans le Grand Est et sur le réseau citoyen Pollin’air. Ces outils contribuent à informer les habitants et à protéger les personnes les plus vulnérables, en particulier les personnes allergiques ou asthmatiques.
Expérimentation Comp’Air : sensibiliser les citoyens à la pollution de l’air dans leurs déplacements
Comment mieux comprendre son exposition à la pollution atmosphérique au quotidien ? Avec Comp’Air, une expérimentation menée par ATMO Grand Est et l’Observatoire régional de la santé (ORS) Grand Est, avec le soutien financier de l’ARS dans le cadre du 4e PRSE (Plan Régional Santé Environnement), de la DREAL (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) Grand Est et de huit territoires partenaires, 153 citoyens de 8 territoires ont testé des microcapteurs de particules fines lors de leurs déplacements.
L’objectif : rendre visible la pollution de l’air et interroger les habitudes de mobilité. Les résultats montrent que 66 % des répondants ont découvert des niveaux de pollution différents de ceux qu’ils imaginaient et que près de 46 % ont changé leur perception de leur environnement. Si la sensibilisation ne suffit pas toujours à modifier durablement les déplacements, cette démarche participative souligne l’importance d’accompagner les citoyens et les collectivités vers des mobilités favorables à la santé.
Pour aller prendre l'air : Air to Go
ATMO Grand Est propose également l'application Air to Go, déjà utilisée par plus de 15 000 personnes. Elle permet de consulter la qualité de l'air autour de soi, de recevoir des alertes pollution et pollens et de mieux intégrer cet enjeu dans ses déplacements quotidiens.
IntAir’agir : améliorer la qualité de l’air au sein des logements
Parce que nous passons plus de 80 % de notre temps dans des espaces clos, la qualité de l’air intérieur représente également un enjeu essentiel de prévention des maladies respiratoires. Financé par l’ARS Grand Est dans le cadre du Plan Régional Santé Environnement et déployé par le réseau de Conseillers en environnement intérieur (CEI) piloté par l’AP3A (Association pour l'Amélioration des Asthmatiques et des Allergiques) avec le concours d’ATMO Grand Est, le dispositif IntAir’agir propose un accompagnement gratuit, sur prescription médicale, aux personnes souffrant notamment d’asthme, d’allergies ou de troubles respiratoires potentiellement liés à leur logement.
En 2025, 562 visites à domicile ont été réalisées dans le Grand Est. Lorsque cela est nécessaire, l’expertise d’ATMO Grand Est permet de compléter les diagnostics par des mesures de polluants chimiques et de proposer des solutions adaptées pour réduire les expositions. Une action concrète pour améliorer durablement la qualité de vie et la santé des habitants.
L’année 2026 marque les 30 ans de la loi sur l’air et l'utilisation rationnelle de l'énergie (loi LAURE) qui reconnaît à chacun le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. Ce texte intégré au Code de l’Environnement, prévoit une surveillance de la qualité de l’air sur l’ensemble du territoire national et une information du public qui doivent être mises en œuvre via le dispositif national de surveillance.
Pour en savoir plus sur la loi LAURE






