L'objectif était de faire comprendre comment les enjeux sanitaires, les avancées scientifiques et les évolutions réglementaires nous amènent à modifier progressivement notre manière de surveiller et de gérer la qualité de l'eau destinée à la consommation humaine. L’Agence régionale de santé Grand Est a ainsi pris part aux échanges sur le thème "préserver la qualité de l’eau et protéger la santé des populations".
Temps fort de ces deux journées : une conférence inter-ARS consacrée à la surveillance des micropolluants dans l’eau potable, avec un focus sur la gestion des PFAS, organisée avec les ARS Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté, suivie par 60 personnes.
Après la présentation pédagogique et synthétique, le retour d'expérience de la Ville de Lyon a été particulièrement apprécié pour voir des perspectives optimistes réellement à l’œuvre. Qualité de l’eau, changement climatique, prévention des risques sanitaires, protection des milieux… autant de sujets qui rappellent l’importance de renforcer les coopérations et la coordination entre les acteurs publics.
Extrait de la conclusion de la conférence du 9 septembre
"Les PFAS illustrent parfaitement les défis auxquels nous sommes confrontés en matière de micropolluants. Le premier enjeu est celui de la connaissance, avec des capacités de surveillance toujours plus performantes. Le deuxième enjeu concerne la protection de la ressource et la réduction des émissions à la source. C'est sans doute la réponse la plus durable. Troisième enjeu : l'adaptation des services d'eau, à travers les PGSSE, les interconnexions et les nouvelles solutions de traitement. Enfin, nous devons poursuivre l'effort de transparence et de pédagogie auprès des collectivités et des citoyens. Au fond, les PFAS ne constituent pas uniquement un sujet réglementaire. Ils nous invitent à renforcer une approche globale des micropolluants : mieux connaître, prévenir, protéger et informer. C'est cette logique de gestion préventive qui guidera les politiques publiques des prochaines années".
Aurélie de Monpezat,
responsable du département Santé environnement
- Direction de la santé publique de l’ARS Grand Est
De quoi s’agit-il concrètement ?
Le CGDE prend la forme d’un salon professionnel et d’un programme de conférences, ateliers et temps d’échanges, réunissant sur deux jours :
- des conférences de fond pour prendre de la hauteur sur les grandes évolutions du secteur ;
- des ateliers pratiques pour partager des méthodes, dispositifs et retours d’expérience ;
- des espaces thématiques mettant en valeur des ressources, des initiatives et des solutions ;
- des temps de rencontre entre collectivités, établissements publics, experts, opérateurs, partenaires institutionnels et offreurs de solutions.
Public attendu
Le public attendu est composé principalement de :
- agents et cadres des collectivités territoriales ;
- élus locaux ;
- services eau, assainissement, eaux pluviales, GEMAPI, urbanisme, environnement, santé-environnement, prévention des risques ;
- établissements publics, agences, syndicats, institutions et partenaires techniques ;
- bureaux d’études, opérateurs, associations, réseaux professionnels et entreprises du secteur.






