Une expérimentation déployée progressivement en Grand Est
Impulsion (IMPlémentation du dépistage du cancer PULmonaire en populatION) est une expérimentation de recherche : il ne s’agit pas encore d’un dépistage organisé généralisé. En Grand Est, la démarche repose sur des centres cliniques et des centres d’imagerie dont la liste est encore en cours de consolidation. Tous les territoires ne sont donc pas couverts au moment du lancement fin septembre et l’organisation pourra évoluer au fil de l’expérimentation.
Professionnels de santé : repérer et orienter
L’expérimentation concerne les personnes de 50 à 74 ans, fumeuses ou anciennes fumeuses ayant arrêté depuis moins de 15 ans, avec une exposition tabagique d’au moins 20 paquets-années, ou supérieure à 15 cigarettes par jour pendant plus de 25 ans, ou à 10 cigarettes par jour pendant plus de 30 ans. Tout professionnel de santé – médecin généraliste, pharmacien, sage-femme, infirmier, masseur-kinésithérapeute… – peut repérer une personne potentiellement éligible, l’informer et l’orienter vers un centre clinique participant. Le patient peut aussi contacter directement un centre via le site depistage-cancer-poumon.fr ou le 34 33. L’inclusion est réalisée par un médecin investigateur, qui vérifie l’éligibilité, présente l’expérimentation et le parcours, recueille le consentement et crée le dossier dans le système d’information national.
Un parcours associant imagerie médicale et sevrage tabagique
Dans le cadre de l’expérimentation, le dépistage repose sur un scanner thoracique à faible dose, sans injection, réalisé dans un centre d’imagerie participant et pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie. Deux scanners sont prévus à un an d’intervalle, puis un tous les deux ans. Pour les personnes fumeuses, un accompagnement au sevrage tabagique est systématiquement proposé. Selon les résultats, un suivi adapté ou des examens complémentaires pourront être organisés.
Préparer un éventuel dépistage organisé au niveau national
L’objectif du programme est de permettre une détection plus précoce de la maladie, à un stade où un traitement curatif, notamment chirurgical, est possible. Plus le cancer est détecté tôt, plus les chances de guérison sont élevées : les études montrent que ce dépistage pourrait réduire de 20% la mortalité liée au cancer du poumon. En 5 ans, en France, on estime à 13 000 le nombre de décès qui pourraient être évités grâce à ce dépistage.
Portée par l’Institut national du cancer, avec le soutien de la Direction générale de la santé et des agences régionales de santé, Impulsion prévoit l’inclusion de 20 000 participants en France. Pendant cinq ans, l’expérimentation évaluera les conditions de mise en œuvre les plus sûres et les plus efficaces d’un éventuel programme national de dépistage organisé du cancer du poumon. Les résultats seront disponibles à l’issue de cette période.
Comment se déroule le dépistage ?
Concrètement, le parcours comprend :
- Une consultation avec un médecin investigateur pour vérifier l’éligibilité, informer la personne sur les modalités pratiques du dépistage et recueillir son consentement ;
- La réalisation de scanners thoraciques dans un centre de radiologie agréé : deux scanners à un an d’intervalle puis un tous les deux ans ;
- Une proposition systématique d’accompagnement au sevrage tabagique pour les personnes fumeuses.
Le dépistage repose sur un scanner thoracique à faible dose à un an d’intervalle puis tous les deux ans, réalisé sans injection et entièrement pris en charge à 100% par l’Assurance maladie dans le cadre du programme. Selon les résultats du scanner, l’accompagnement est adapté. Si aucun signe suspect n’est détecté, un nouveau contrôle est programmé ultérieurement. En revanche, en cas d’anomalie, une surveillance rapprochée est mise en place, avec des examens complémentaires et une orientation rapide vers une équipe spécialisée en cas de suspicion de cancer.






