Innovation et parcours des jeunes
La journée a débuté par un message fort : face à une maladie en progression constante, le Grand Est doit accélérer sur les volets de la prévention, la coordination et l’intégration des innovations. La matinée a mis en lumière les avancées majeures dans le diabète de type 1 : dépistage préclinique, technologies connectées (capteurs, pompes, boucles fermées) et perspectives de thérapies cellulaires. Les intervenants ont souligné l’enjeu d’un accès équitable à ces outils et la nécessité d’accompagner les adolescents et les familles dans leur usage quotidien.
Un temps fort a également été consacré à la transition pédiatrie–adulte, période de vulnérabilité particulièrement marquée. Les témoignages ont rappelé combien l’anticipation, l’éducation thérapeutique et le soutien psychologique sont essentiels pour éviter les ruptures de suivi. Des pratiques déjà en place dans plusieurs centres du Grand Est montrent la voie d’un modèle harmonisé à l’échelle régionale.
Innovation thérapeutique et responsabilité populationnelle
Les travaux de l’après-midi ont porté sur le diabète de type 2, dans un contexte qualifié de « révolution thérapeutique » : agonistes GLP-1, bi-agonistes et insulines hebdomadaires transforment les prises en charge mais nécessitent un accompagnement renforcé, notamment pour prévenir la perte de masse musculaire.
Les discussions ont également mis en avant la démarche de responsabilité populationnelle : mieux repérer les patients à risque, s’appuyer sur l’identification de cohortes territoriales stratifiées selon la sévérité, renforcer l’action des CPTS et fluidifier les parcours grâce à l’interprofessionnalité et à la télé-expertise. L’enjeu : réduire les complications évitables comme la perte d’autonomie associée et agir plus tôt dans l’histoire de la maladie, en particulier dans les territoires les plus fragiles du Grand Est.
Vers une stratégie régionale intégrée
En conclusion de ces Assises régionales dédiées au diabète, la directrice générale de l’ARS Grand Est a salué une journée marquée par l’engagement collectif, l’innovation et la volonté partagée de mieux accompagner les patients. Elle a rappelé que « plus de 400 000 habitants de la région vivent avec un diabète et que la mobilisation de tous — professionnels, associations, institutions — est essentielle pour faire du diabète non plus un défi subi, mais un levier d’innovation et de santé publique partagée ».






