Sud Haute-Marne : les chantiers hospitaliers de Langres et Chaumont sont entrés dans une phase concrète

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Pose de la première pierre - décembre 2025 - CH Langres
©Dorothée Parent / Région Grand Est

Avec la pose de la première pierre du nouvel hôpital de Langres le 11 décembre 2025 et le lancement officiel des travaux du centre hospitalier de Chaumont le 26 janvier 2026, la modernisation hospitalière du sud Haute-Marne franchit une nouvelle étape. Deux opérations structurantes au service d’une offre de soins plus accessible, plus moderne et mieux coordonnée.

Deux projets complémentaires pour conforter l’offre de soins

À Langres, la pose de la première pierre du futur hôpital a marqué, le 11 décembre 2025, une étape majeure pour un projet de reconstruction de 43 millions d’euros. Le nouvel établissement sera construit sur le site de l’ancienne BSMAT. Plus accessible que le site actuel, il proposera 110 lits et places contre 87 aujourd’hui, avec des équipements neufs, un service des urgences modernisé, des unités spécialisées et une réduction annoncée de 60 % des consommations énergétiques. Labellisé hôpital de proximité, le CH de Langres continuera à jouer un rôle de trait d’union entre médecine de ville et gradation des soins de premier recours. Sa livraison est prévue en 2028.

À Chaumont, le lancement officiel des travaux, le 26 janvier 2026, a ouvert une nouvelle phase pour un projet de 110 millions d’euros. La reconstruction doit permettre à l’établissement de renforcer son rôle de pivot de l’offre de santé en Haute-Marne. Le futur hôpital comptera 263 lits et places à l’issue du projet, soit 46 de plus qu’aujourd’hui, avec notamment de nouvelles capacités en médecine et en soins médicaux de réadaptation, des urgences repensées, une unité de soins intensifs polyvalents, un bloc opératoire modernisé et une hélistation en toiture. La mise en service du nouveau bâtiment est annoncée pour début 2029, avant un aménagement complet du site en 2030.

Un investissement public massif et coordonné

Les deux projets bénéficient d’un niveau de soutien public exceptionnel. À Langres comme à Chaumont, 91 % du financement repose sur des subventions publiques, avec un engagement conjoint de l’ARS Grand Est, du Département de la Haute-Marne, de la Région Grand Est et du GIP Haute-Marne. Cette mobilisation vise à limiter fortement le recours à l’emprunt pour les établissements, tout en accompagnant une transformation profonde de l’offre de soins sur le territoire. 

Une logique territoriale affirmée

Au-delà des bâtiments, ces opérations traduisent une ambition de santé à l’échelle du territoire. Le projet repose sur une répartition claire des rôles : Chaumont comme établissement de recours territorial, Langres et Bourbonne-les-Bains comme hôpitaux de proximité et pôles de réadaptation, avec l’appui du CHU Dijon Bourgogne pour les prises en charge les plus spécialisées. L’objectif est à la fois de maintenir une offre de proximité, d’améliorer les parcours patients, de renforcer l’attractivité pour les professionnels et d’adapter durablement l’organisation hospitalière aux besoins de la population haut-marnaise.