Santé mentale des jeunes : le théâtre comme levier de prévention

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Un groupe de jeunes personnes assis dans un parc
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De janvier à mars 2026, l’Éducation nationale et l’ARS Grand Est ont mené une action de sensibilisation à la santé mentale auprès des élèves de seconde du département. Au total, 13 représentations ont permis de toucher près de 1 400 jeunes issus des établissements meusiens, avec un objectif : mieux informer les jeunes, lever les tabous et encourager la parole.

Les élèves ont assisté à la pièce On n’est pas sérieux quand on a 17 ans, proposée par la compagnie Les petites Griottes. À travers des scènes inspirées du quotidien des adolescents, le spectacle a abordé des sujets sensibles comme l’anxiété, la dépression, le harcèlement, les addictions, les troubles du comportement alimentaire, les réseaux sociaux ou encore le suicide. Cette approche artistique permet d’aborder ces thèmes en favorisant l’identification, l’expression des émotions et le dialogue autour de situations parfois difficiles à verbaliser. 

 

Une démarche pédagogique 

L’action s’est inscrite dans une démarche pédagogique complète : préparation en amont par les équipes éducatives, représentation théâtrale, puis temps d’échange avec des professionnels de la santé mentale. Ces échanges ont permis aux élèves de partager leurs ressentis, de poser leurs questions et d’identifier, si besoin, les ressources d’accompagnement disponibles dans leur établissement, mais aussi à l’extérieur : la maison des adolescents était présente à chaque représentation.

Financée dans le cadre du Projet territorial de santé mentale (PTSM) de la Meuse, cette initiative illustre l’intérêt d’une mobilisation conjointe entre éducation, santé et culture pour renforcer la prévention, repérer plus tôt les situations de mal-être et contribuer au bien-être des adolescents.