Depuis la rentrée 2025, 9 pôles d’appui à la scolarité (PAS) sont implantés en Meuse. Ils constituent l’une des traductions opérationnelles du plan national de création de 50 000 nouvelles solutions, avec un objectif clair : apporter plus rapidement des réponses adaptées aux élèves à besoins éducatifs particuliers, au plus près des familles et des équipes éducatives.
Les PAS reposent sur un binôme associant un coordonnateur de l’Éducation nationale et un éducateur spécialisé issu du médico-social. Chaque PAS est installé dans un établissement scolaire et intervient de la maternelle au lycée, dans le public, le privé et l’enseignement agricole. En Meuse, ils sont répartis sur les 4 circonscriptions de Meuse : Bar-le-Duc, Commercy, Stenay et Verdun, afin de couvrir l’ensemble du territoire.
Une réponse de proximité pour les élèves et les familles
Les PAS ont vocation à être un point d’entrée simple pour les familles, les enseignants, les directeurs d’école et les chefs d’établissement. Ils peuvent être mobilisés pour des situations liées aux apprentissages, au comportement ou à l’accès aux savoirs, sans attendre nécessairement une reconnaissance d’un handicap par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).
Au 31 mars 2026, 373 saisines de PAS avaient été enregistrées en Meuse, dont 265 par les établissements scolaires et 108 par les familles. La majorité concernait le premier degré, avec 227 saisines, dont 166 en élémentaire. Les principales réponses apportées portent sur des aménagements pédagogiques et l’appui médico-social.
Un partenariat renforcé autour de l’école inclusive
Le déploiement des PAS s’inscrit dans un partenariat étroit entre l’ARS Grand Est, l’Éducation nationale, la MDPH et les acteurs médico-sociaux. Les équipes mobiles d’appui médico-social à la scolarisation (EMAS) voient leurs missions évoluer : en complément de l’appui à la communauté éducative, elles peuvent proposer des interventions directes auprès d’élèves identifiés, sur mobilisation des PAS.
Les PAS peuvent également contribuer à la mise en œuvre des notifications de la MDPH, notamment pour l’organisation des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), l’accompagnement des gestes professionnels ou l’analyse des besoins en matériel pédagogique adapté.
Faire évoluer l’offre médico-sociale
Au-delà des PAS, la dynamique « 50 000 solutions » en Meuse concerne aussi l’évolution de l’offre médico-sociale. Les travaux identifiés portent notamment sur ADO DYS, les SESSAD du territoire, la transformation de l’offre à destination des enfants, ainsi que l’accompagnement des structures par le Centre régional d’études, d’actions et d’informations (CREAI).
D’autres réflexions sont engagées, notamment autour d’une unité d’enseignement externalisée pour enfants polyhandicapés, mais aussi de dispositifs à envisager pour la rentrée 2027 visant à améliorer encore l’articulation entre médico-social et Éducation nationale. L’objectif reste le même : étayer le droit commun et proposer des réponses plus lisibles, plus rapides et mieux coordonnées pour les enfants, les familles et les équipes éducatives.






