Une révision construite avec les territoires
Cette deuxième génération de contrats locaux de santé (CLS) repose sur un travail collaboratif engagé pendant un an et demi. Elle s’appuie sur de nouveaux diagnostics locaux de santé, sur plusieurs groupes de travail réunissant les acteurs des territoires et sur l’évaluation des actions conduites dans le cadre des premiers contrats. L’objectif est clair : ajuster les réponses aux problématiques locales et faire évoluer les plans d’actions au plus près des réalités de terrain. Le document prévoit déjà que de nouvelles fiches pourront être intégrées par avenant d’ici fin 2026 pour répondre à des besoins encore en cours d’identification.
Des actions concrètes dans tous les champs de la santé
Au Pays de Langres, les actions retenues illustrent cette approche très opérationnelle. Parmi elles figurent un programme extrascolaire d’éducation à l’environnement porté par le Centre d’initiation à la nature d’Auberive, une action de sevrage tabagique conduite par la maison de santé pluriprofessionnelle La Saulamance à Fayl-Billot, ainsi qu’une étude d’opportunité pour la création d’un contrat local de santé mentale (CLSM) à l’échelle du territoire. Une autre action vise à changer le regard sur le handicap à travers des ateliers inclusifs proposés par l’association Comme les autres.
Au Pays de Chaumont, plusieurs priorités ressortent également : l’adaptation du cadre de vie aux enjeux climatiques avec FREDON, le déploiement du Centre de ressources territorial (CRT) pour les personnes âgées à partir de l’Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) Le Lien, l’ouverture d’une antenne de la Maison des adolescents (MDA) à Chaumont et la réorganisation de l’offre départementale de planification familiale et d’éducation à la santé sexuelle, avec notamment des actions de prévention sur les infections sexuellement transmissibles (IST).
Une dynamique appelée à durer
Par leur méthode d’élaboration comme par la diversité des actions inscrites, ces contrats confirment la place du CLS comme outil de coordination entre collectivités, professionnels, établissements et associations. Pour les élus, ils constituent un levier concret pour inscrire la santé dans les politiques locales, au service de réponses de proximité, évolutives et construites avec les acteurs du territoire.






