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Tout savoir sur le tatouage : réglementation, risques et bonnes pratiques

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Le tatouage n'est pas un acte anodin. Avant de sauter le pas, il est essentiel d'être bien renseigné sur la réglementation en vigueur et les risques encourus. Découvrez nos conseils et bonnes pratiques pour un tatouage réalisé dans de bonnes conditions.
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S’assurer que le tatoueur exerce dans le respect de la réglementation en veillant à ce qu'il soit en possession de la déclaration d'activité délivrée par l'Agence Régionale de Santé (ARS) pour le local professionnel.

S’assurer que le tatoueur respecte les bonnes pratiques à savoir :

  • Informer ses clients des risques et précautions à respecter après la réalisation du tatouage.
  • Exercer dans un environnement adapté : l’acte doit être réalisé dans une pièce exclusivement réservée au tatouage, entretenue quotidiennement nettoyée après chaque client.
  • Respecter les règles d’hygiène des mains : avant tout acte, le professionnel doit se laver les mains et les désinfecter à l’aide d’une solution hydro alcoolique. Il doit utiliser des gants à usage unique.
  • Préparer correctement la zone à tatouer : respecter les protocoles de désinfection et les recommandations du produit utilisé.
  • Utiliser un matériel garantissant la sécurité et limitant les risques allergiques et/ou infectieux : le matériel doit être à usage unique ou stérilisé de manière appropriée (autoclave) et les encres doivent être conformes à la réglementation.
  • Respecter les règles spécifiques d’élimination des déchets qui sont considérés comme des déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI).

Le tatoueur doit recueillir le consentement écrit d’une personne titulaire de l’autorité parentale pour la mise en œuvre des techniques de tatouage sur un mineur. (Articles R.1311-11 et R.1312-9 du code de la santé publique)

Le tatouage, parce qu’il implique une effraction cutanée, n’est pas un acte anodin. Pour introduire l’encre sous l’épiderme, le tatoueur perce la barrière protectrice de la peau, constituant ainsi plusieurs risques.

  • Le risque infectieux : la plaie induite par les aiguilles peut laisser place à des infections bactériennes. Pour les éviter, il est nécessaire de désinfecter la peau avant le tatouage et pendant sa cicatrisation
  • Le risque allergique lié aux encres de tatouage : il se caractérise par des démangeaisons et un gonflement au niveau du tatouage. Dans certains cas, des lésions peuvent également apparaître. Ces réactions peuvent avoir lieu à n’importe quel moment.
  • Les risques liés à l’état de santé du client : un traitement, une lésion cutanée ou une maladie peuvent contre-indiquer l’acte envisagé. Il est conseillé d’en discuter avec son médecin traitant.A savoir : L’activité de tatouage occasionnelle (tatoueurs ambulants) est également réglementée et est subordonnée à une autorisation délivrée par l’ARS.

En cas d’effets indésirables consécutifs à la réalisation d’un tatouage, il convient de faire une déclaration sur le Portail des signalements du Ministère.

Le tatouage terminé, le tatoueur nettoie la zone tatouée et informe le client des précautions à prendre. Le délai de cicatrisation est d’environ 2 semaines.

La réaction inflammatoire (rougeur ou gonflement) est normale dans les premiers temps. Si la réaction persiste ou s’accentue, qu’apparaissent douleur, chaleur, fièvre, écoulement purulent, il convient de prendre rendez-vous vers un médecin.

Plusieurs raisons peuvent pousser une personne à avoir recours au détatouage. Réalisé à l’électrodermographe ou au laser, il détruit les pigments du tatouage. Cette pratique est un acte médical et ne doit en aucun cas être réalisée par un tatoueur (Arrêté du 6 janvier 1962 modifié).

A savoir : le détatouage peut entrainer des risques de cicatrices sur les zones tatouées. Plusieurs séances seront nécessaires et la disparition totale du tatouage n’est pas toujours possible. 

 

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