Tous ensemble pour votre santé

Radon

Article
Visuel
Maison Radon
Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle. En remontant vers la surface, il peut s’accumuler dans les bâtiments, particulièrement dans les sous-sols et vides sanitaires. S’il est présent à des concentrations importantes, le radon peut favoriser la survenue de cancers broncho-pulmonaires.
Des solutions existent pour réduire l’exposition à ce gaz.
Corps de texte

Dans les zones géographiques où le sous-sol présente un potentiel d’émanation de radon, les concentrations à l’intérieur des bâtiments peuvent varier considérablement selon les situations, et en fonction :

  • De l’importance des défauts d’étanchéité du bâtiment par rapport au sol
  • Des matériaux de construction
  • De la saison : la tendance à l’accumulation est plus importante en hiver qu’en été (ventilation moins importante des locaux)
  • Du moment de la journée : maxima la nuit, faibles le jour
  • Du lieu : plus importantes dans les étages inférieurs et en sous-sol
  • Du mode d’occupation des locaux : ouverture des portes et des fenêtres (aération).

Le radon est classé « cancérogène humain certain » depuis 1987 par le centre international de recherche sur le cancer (CIRC), d’abord sur la base de données d’expositions élevées recueillies en milieu professionnel (mines d'uranium), puis à partir de données d’exposition plus faibles constatées dans les habitations.

Les études épidémiologiques en population générale indiquent en effet de façon très convergente une relation linéaire entre l’exposition au radon domestique et le risque de cancer broncho-pulmonaire.

En France, le radon serait responsable de 5 à 12 % des cancers du poumon, avec un risque aggravé pour les fumeurs (synergie radon-tabac), ce qui correspond à 1200 à 2900 décès par an.

  • AGIR sur l’étanchéité entre le bâtiment et son terrain pour limiter l’entrée du radon : étanchéité des sous-sols, des vides sanitaires (murs, planchers)
  • AGIR sur l’étanchéité des parties séparant la zone habitée des sous-sols, des vides-sanitaires : étanchéité des planchers, des passages de canalisation, des portes existantes ou toute ouverture
  • AGIR sur le renouvellement d’air du bâtiment et son soubassement pour limiter l’accumulation du radon et limiter son entrée : dispositifs de ventilation (ventilation mécanique contrôlée, ventilation double flux), aération quotidienne en particulier le matin
  • AGIR sur la source pour limiter l’entrée du radon : construction adaptée au risque de présence de radon

Les zones à risque radon : Depuis décembre 2013, un travail de cartographie du potentiel radon a été mené par l'IRSN. Cette cartographie, basée sur la connaissance des formations géologiques, a permis de classer les communes en fonction du « potentiel radon ». Ce zonage permet d’identifier les secteurs où le risque d’accumulation du radon dans les bâtiments est le plus probable. La réglementation actuelle devrait évoluer prochainement pour prendre en compte cette connaissance plus fine du risque radon

Pour connaître le potentiel radon de votre commune, cliquez ici

  • Je suis propriétaire ou gérant d’un établissement recevant du public visé par la réglementation :

Dans les communes concernées, les propriétaires d’établissements d’enseignement, de santé, médico-sociaux, thermaux et pénitentiaires sont soumis à une obligation de surveillance du radon dans l’air intérieur.

Les mesures du radon dans les établissements visés par la réglementation sont régies par des règles strictes et doivent être réalisées par des organismes agréés.

  • J’habite dans un secteur à risque potentiel radon :

Si les bâtiments d’habitation ne sont aujourd’hui soumis à aucune obligation réglementaire de surveillance, Il est possible procéder à des mesures soi-même ou de les faire réaliser par un bureau d’étude qui pourra proposer d’autres prestations complémentaires (diagnostic, propositions d’actions correctrices). La mesure s’effectue à l’aide d’un dosimètre radon disponible par Internet auprès de fournisseurs spécialisés. Le(s) dosimètre(s) devront être installés dans des conditions et des endroits précis du bâtiment sur une période continue de 2 mois minimum entre le 15 septembre et le 30 avril de l’année suivante.

  • Valeur seuil dans l’habitat : 300Bq/m3 - actions correctives conseillées
  • Valeur alerte dans l’habitat : 1000Bq/m3 - actions correctives indispensables

Vous pouvez consulter le. «guide pour la remédiation dans les constructions existantes et la prévention dans les constructions neuves » sur le site du centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), qui fournit également des séries de fiches illustrant des réalisations concrètes.