Quatre projets retenus en 2025
À Saint-Dié-des-Vosges, le projet porté par l’AEIM54 porte sur la création de huit places de service d’éducation spéciale et de soins à domicile. Il vise à accompagner les enfants en situation de handicap en milieu ordinaire, à prévenir les ruptures de parcours et de scolarisation et à soutenir les familles et les aidants à domicile. Son coût annuel s’élève à 191 712 euros.
Le projet de la Maison d’accueil spécialisée Mosaïque prévoit également l’extension de son accueil de jour de cinq places, portant sa capacité totale à dix places. Il s’adresse aux adultes en situation de polyhandicap ou présentant un trouble du spectre de l’autisme dans l’Est vosgien. L’objectif est de mieux répondre aux besoins du territoire, de prévenir les ruptures de parcours et de soutenir les aidants grâce à des temps de répit favorisant le maintien à domicile. Son coût annuel s’élève à 279 170 euros.
Porté par l’AVSEA au sein du dispositif Cèdre, un troisième projet prévoit la constitution d’une équipe mobile spécialisée pour les enfants et adolescents en situation de double vulnérabilité. Son intervention doit d’abord se concentrer sur l’Est vosgien, avant de s’étendre progressivement à l’ensemble du département. À terme, l’équipe doit accompagner une file active estimée à 47 jeunes, pour un budget annuel de 460 075 euros.
Le projet des Épilobes prévoit enfin d’étendre l’ouverture de l’unité du lundi au dimanche pour six places, hors périodes de congés. Il concerne des adolescents et jeunes adultes de 14 à 20 ans présentant un trouble du spectre de l’autisme. Cette extension vise à assurer une meilleure continuité de l’accompagnement, à proposer une solution de répit aux familles le week-end et à sécuriser les parcours vers le secteur adulte. Son coût annuel s’élève à 205 310,72 euros.
Deux premières solutions retenues en 2024
En 2024, le projet « Premiers pas vers le répit », porté par l’ADAPEI 88 par l’intermédiaire de la Plateforme de coopération et de coordination renforcées, a été retenu pour proposer une réponse modulable aux aidants de personnes en situation de handicap, avec ou sans reconnaissance de la MDPH.
Les interventions peuvent se dérouler à domicile, en milieu ordinaire ou en mobilisant les ressources du territoire, en journée, le week-end ou la nuit. Le dispositif prévoit une file active de 30 personnes, pour un coût annuel de 160 000 euros.
Également retenu en 2024, le projet « Trait d’union » accompagne la transition vers le secteur adulte de jeunes maintenus dans une structure pour enfants au titre de l’amendement Creton. L’équipe mobile intervient en appui des immersions, des stages et des orientations vers les structures pour adultes. Le projet doit concerner d’abord 12 personnes, puis atteindre une file active de 20 personnes, pour un coût annuel de 270 000 euros.
Des accompagnements plus proches des lieux de vie
Issu de la Conférence nationale du handicap de 2023, le plan « 50 000 solutions » vise à développer, d’ici à 2030, de nouvelles réponses pour les personnes ne disposant pas d’un accompagnement adapté.
En Grand Est, l’ARS déploie ce plan au moyen d’un appel à manifestation d’intérêt auprès des gestionnaires médico-sociaux. Les projets retenus doivent diversifier les solutions, renforcer les coopérations et favoriser des accompagnements personnalisés, coordonnés et davantage tournés vers le milieu ordinaire.






