Tous ensemble pour votre santé

Comment éviter les intoxications au monoxyde de carbone ?

Article
Visuel
Plaquette nationale Les dangers du monoxyde de carbonne
En Région Grand Est, du 12/09/2016 au 23/01/2017, on dénombre 72 épisodes d'intoxication par le monoxyde de carbone exposant 255 personnes. N’importe qui peut être victime de cette intoxication, qui survient souvent lorsqu’on pratique des gestes simples de la vie quotidienne telle la mise en route du chauffage ou de l’eau chaude, y compris en famille.
Corps de texte

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz inodore et incolore et rien ne permet de détecter spontanément sa présence. Sa présence résulte d’une combustion incomplète, et ce quel que soit le combustible utilisé : bois, butane, charbon, essence, fuel, gaz naturel, pétrole, propane. Il se diffuse très vite dans l’environnement. 

Les dangers du monoxyde de carbone
Brochure illustrée
Dossier spécial
Site prévention maison

 

Les principales causes d'accident sont :

  • une mauvaise évacuation des produits de combustion (conduit de fumée obstrué ou mal dimensionné) ;

  • une absence de ventilation dans la pièce où est installé l’appareil (pièces calfeutrées, sorties d’air bouchées) ;

  • un défaut d’entretien des appareils de chauffage et de production d’eau chaude ainsi que les inserts, poêles, cuisinières, chauffages mobiles d’appoint ;

  • une vétusté des appareils de chauffage et de production d'eau chaude ;

  • une incompatibilité des différentes installations présentes dans un même logement (exemple : chaudière à gaz et hotte)

  • une utilisation inappropriée d'appareils à combustion (chauffage d’appoint en continu, groupe électrogène en lieu fermé,...).

Pour éviter qu’une concentration importante de monoxyde de carbonne (CO) ne s’accumule dans les locaux, des règles simples doivent être respectées :

  • Je respecte les consignes d’utilisation des appareils à combustion : ne jamais utiliser de façon prolongée des panneaux radiants à gaz ou des poêles à pétrole ; ne jamais utiliser une cuisinière, un brasero ou un barbecue comme chauffage de secours dans une pièce fermée.

  • Je fais remplacer les appareils anciens raccordés à des conduits de fumée par des appareils conformes à la réglementation en vigueur.

  • Je n'utilise pas les groupes électrogènes dans les espaces clos.

Les organisateurs de rassemblements (manifestations culturelles ou religieuses, réunions de famille…) doivent être tout particulièrement attentifs. Les épisodes d’intoxication en lien avec l’utilisation de panneaux-radiants à combustible gazeux sont fréquents et concernent chaque année plusieurs centaines de personnes en France.

Prévention-Maison

Ministère des affaires sociales et de la santé

Ministère de l’intérieur

  • L’intoxication dite « chronique » se manifeste par des maux de tête, des nausées, une confusion mentale, de la fatigue. L’intoxication est lente et les symptômes de cette intoxication sont peu spécifiques et peu évocateurs. Elle peut être confondue avec d’autres pathologies.

  • L’intoxication aiguë entraîne des vertiges, une perte de connaissance, une paralysie musculaire, des troubles du comportement, voire le coma ou le décès.

En cas d’intoxication grave (chronique ou aiguë), les personnes gardent parfois des séquelles : migraines chroniques ou bien dépendances neurologiques invalidantes (troubles de la coordination motrice, paralysies de toutes formes). Les femmes enceintes nécessitent souvent une prise en charge spécifique.

  • Aérer immédiatement les locaux en ouvrant portes et fenêtres.

  • Arrêter si possible les appareils à combustion.
  • Faire évacuer les locaux et vider les lieux de leurs occupants.

  • Appeler les secours : le numéro unique d’urgence européen (112 et le 114 pour les personnes malentendantes) ou les pompiers (18) ou le SAMU (15).

  • Ne pas réintégrer les lieux avant d'avoir reçu l'avis d'un professionnel du chauffage ou des sapeurs pompiers.

Dans le cadre de ses missions liées à la sensibilisation au risque du CO, l’ARS a créé un site internet www.stopmonox.com

À l’origine destiné à la sensibilisation des classes de CM1 et CM2, ce site est désormais un relais des campagnes de communication de l’ARS. Sur ce site ludique, l’internaute apprend que faire en cas d’intoxication avec un quiz sur le monoxyde de carbone et des cartes animées rappelant les principes de précaution à adopter.

Début 2016, de nouveaux outils pédagogiques ont été créés en complément.

Au travers de cinq vidéos animées, l'idée est de mettre en scène un enfant qui, dans la peau d'un super héros, combat son ennemi Monox, personnification du monoxyde de carbone. Pour inciter le grand public à l’action, le super héros lui propose de l’aider à combattre Monox et lui prodigue notamment des conseils pour se protéger : Qu’est-ce que le monoxyde de carbone ? Les sources du monoxyde de carbone Comment se protéger des dangers du monoxyde ? Symptômes et réflexes en cas d'intoxication, Les mauvais usages des chauffages d'appoint.

L’ARS diffusera également pendant tout l’hiver, en lien avec les Préfectures, des conseils de prévention par la diffusion d’outil de communication : dépliant d’information, affiche… Une campagne digitale est également prévue sur toute la période hivernale pour appuyer ces messages de prévention.

Suivez nous sur la page Facebook dédiée : www.facebook.com/stopmonox.

Toute intoxication (ou suspicion d’intoxication) au monoxyde de carbone est adressée au Centre antipoison et de toxicovigilance (CAP-TV) qui mène une enquête médicale. Depuis 2005, un système national de surveillance des intoxications au monoxyde de carbone a été mis en place. Il est piloté par Santé Publique France et permet de suivre en détail, l’évolution des épisodes d’intoxication au cours de l’année et de mesurer l’impact des campagnes de prévention.

Le service santé environnement de l'ARS du département concerné ou les Services communaux d’hygiène et de santé (SCHS) des villes lancent ensuite l’enquête environnementale : celle-ci a pour objectif de déterminer la cause de l’intoxication (origine de la production et de l’accumulation du CO), afin d’éviter toute récidive.

L’appui de professionnels peut être requis : chauffagistes, ramoneurs, professionnels de la fumisterie, fournisseurs d’énergie. L’ARS ou les SCHS prescrivent si besoin, des mesures correctives aux propriétaires et occupants de logements, ou aux gestionnaires des établissements recevant du public (ERP) : mise en conformité de la ventilation, changement ou réparation de l’appareil à combustion défectueux, conseils d’utilisation des chauffages d’appoints et des appareils à moteur thermique, etc.

Si l’intoxication se produit en milieu professionnel (hors ERP), c’est l’inspection du travail qui intervient pour mener l’enquête environnementale et prescrire les mesures correctives.

Numéros d’urgence : 15, 18, 112, 114 (pour personnes malentendantes)

Centre Antipoison NANCY : 03 83 22 50 50

Centre Antipoison STRASBOURG : 03 88 37 37 37

Aller plus loin

Documents à télécharger

Quelques chiffres

En région Grand Est, du 1er septembre 2015 au 31 mars 2016 :
119 épisodes d’intoxication
444 personnes exposées 
1 décès

En savoir plus

En savoir plus sur les dangers du monoxyde de carbone :
Santé Publique France