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Ondes électromagnétiques et radiofréquences

Article
L’évolution des technologies et la demande croissante en moyens de communication entraînent une diffusion toujours plus importante d’équipements radioélectriques. Ce mouvement s’est accompagné du déploiement d’infrastructures, notamment d’antennes émettrices.
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L’analyse des données scientifiques disponibles ne montre pas d’effets sanitaires à court terme, ni à long terme, comme le risque de cancer par exemple, lorsque l’on se situe à des niveaux d’exposition aux radiofréquences inférieurs aux valeurs limites d’exposition.

Les études épidémiologiques vont également en ce sens pour les effets à court terme, mais des doutes subsistent sur les effets à long terme pour les utilisateurs intensifs de téléphones mobiles. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a donc classé les champs électromagnétiques dans la catégorie des « cancérogènes possibles ».

Dans le cas des champs électromagnétiques dits extrêmement basse fréquence (associés notamment aux lignes à haute tension), les effets observés à court terme sont des courants induits dans le corps humain, c’est-à-dire une stimulation électrique du système nerveux. C'est pour cela que des valeurs limites réglementaires d’expositions ont été instaurées.

> Portail radio-fréquence santé environnement

> Guide pratique relatif aux champs électromagnétiques d’extrêmement basse fréquence

> Brochure d'information sur les antennes-relais

> Cartographie de la répartition des antennes relais

Bien que la population se préoccupe souvent plus des antennes relais que des terminaux, il est conseillé par précaution de limiter l'exposition aux champs magnétiques émis par les téléphones mobiles. Prenez connaissance des conseils et recommandations afin de vous protéger

> Le bon usage du portable (Santé publique France)

> Brochure d'information sur les antennes-relais

> Brochure d’information sur les téléphones portables

Le déploiement des installations radioélectriques et des lignes électriques à haute tension se fait dans un cadre réglementé. La réglementation en vigueur fixe également des valeurs limites d'exposition du public aux champs électromagnétiques émis par les équipements utilisés dans les réseaux de télécommunication, par les installations radioélectriques, par les lignes à haute tension…

La transparence concernant l’implantation des installations radioélectriques, introduite en 2004 dans le code des postes et des communications électroniques, a initié une collaboration entre les maires et les opérateurs.

> Portail radiofréquences santé environnement (espace élu local)

> Guide des bonnes pratiques entre maires et opérateurs

> Mémento à l'usage des maires

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a particulièrement étudié les phénomènes d’hypersensibilité électromagnétique. Les conclusions montrent que cette hypersensibilité est caractérisée par divers symptômes non spécifiques qui diffèrent d’un individu à l’autre (rougeurs, picotements, fatigue, difficultés de concentration, étourdissements, palpitations cardiaques et troubles digestifs essentiellement). Cet ensemble de symptômes ne fait partie d’aucun syndrome reconnu.

La question de l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques a également été étudiée par l’Anses dans le cadre de son expertise sur les effets sanitaires des radiofréquences publiée en octobre 2009. L’ANSES conclut notamment qu’en l’état actuel des connaissances, « aucune preuve scientifique d’une relation de causalité entre l’exposition aux radiofréquences et l’hypersensibilité électromagnétique n’a pu être apportée jusqu’à présent ». L’agence rendra une expertise spécifique sur cette question au premier semestre 2015.

En France, une étude coordonnée par le service de pathologie professionnelle du groupe hospitalier Cochin (Assistance publique-hôpitaux de Paris) est actuellement en cours. Cette étude pilote d’une durée de quatre ans (2012-2016) a pour principal objectif l’évaluation de l’efficacité d’une prise en charge médicale individualisée de ces patients sur l’amélioration de leur état de santé et de leur qualité de vie. Les patients sont reçus dans l’un des vingt-quatre centres de consultation de pathologie professionnelle et environnementale participant à l’étude dont la liste est disponible à l’adresse suivante :
http://www.radiofrequences.gouv.fr/spip.php?article102

Depuis 2010, des expérimentations ont été réalisées afin d’améliorer la connaissance des expositions liées aux ondes électromagnétiques émises par les antennes-relais de téléphonie mobile. Les principaux résultats de ces expérimentations indiquent que 90 % des niveaux d’exposition modélisés sont inférieurs à 0,7 V/m et 99 % sont inférieurs à 2,7 V/m c'est-à-dire des valeurs très inférieures aux seuils réglementaires compris entre 41 et 61 V/m pour les fréquences utilisées par la téléphonie mobile. Les valeurs les plus élevées sont situées en zone urbaine.

A partir du 1er janvier 2014, un nouveau dispositif de surveillance des expositions aux ondes électromagnétiques a été mis en place. Toute personne peut faire mesurer l’exposition aux ondes électromagnétiques, tant dans les locaux d’habitation que dans des lieux accessibles au public (parcs, commerces, établissements d’enseignement…).Les communes ont un rôle essentiel : elles peuvent solliciter des mesures, sont les principaux relais des demandes émanant des particuliers et seront informées de l’ensemble des résultats des mesures réalisées sur leur territoire. L’ARS peut également solliciter des mesures d’ondes électromagnétiques.

La localisation des antennes-relais et les résultats des mesures réalisées sont mis en ligne sur le site http://www.cartoradio.fr/

L’ARS participe à l’information du public et des élus locaux. Elle leur fournit des éléments relatifs à l’état des connaissances sur les risques sanitaires liés à ces installations.