Moustique tigre : la lutte anti-vectorielle (LAV)

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Le moustique tigre est présent dans le Grand Est depuis 2015, année d’implantation dans le Bas-Rhin et depuis 2016 dans le Haut-Rhin.

Les autres départements de la région Grand Est ne sont pas, à ce jour, impactés par sa présence mais une vigilance est toutefois nécessaire.

Aussi, l’ensemble des départements font l’objet d’une surveillance renforcée du 1er mai au 30 novembre.
Corps de texte

En application du code de la santé publique, les agences régionales de santé sont chargées de la surveillance entomologique des insectes vecteurs et de l’intervention autour des nouvelles implantations. Elles sont également en charge des mesures de prospection, traitement et travaux autour des lieux fréquentés par les personnes atteintes de maladies transmises par les moustiques (dengue, chikungunya, zika..).

Cette surveillance est activée par la Direction Générale de la Santé chaque année pendant la saison active du moustique, de mai à novembre.

Avec la publication de nouveaux textes réglementaires en 2019, l’ARS Grand Est a désormais pour rôle de définir les mesures de surveillance épidémiologique, entomologique et de lutte anti-vectorielle.

  • La surveillance entomologique est confiée à des opérateurs de démoustication désignés par un marché public :
    - Ardennes (08) et  Marne (51) : le LDAR (Laboratoire Départemental d'Analyses et de Recherches
    - Aube (10) : le SDDEA (Syndicat mixte de l'eau et de l'assainissement collectif, de l'assainissement non collectif, des milieux aquatiques et démoustication) et la FREDON Grand Est (Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles)
    - Haute Marne (52), Meurthe et Moselle (54), Meuse (55), Moselle (57) et Vosges (88) : ALTOPICTUS
    - Bas Rhin (67) : le Syndicat de lutte contre les moustiques
    - Haut Rhin (68) : la Brigade Verte   
  • Elle  repose sur l’installation et le suivi d'un réseau de pièges pondoirs dans chaque département. De façon prioritaire, ils sont installés dans les sites sensibles et les sites à risque d’importation, mais très ponctuellement au regard de l'importance des secteurs dans lesquels le moustique est susceptible d'être présent. C’est pourquoi la surveillance de l’extension de l’aire d’implantation du moustique et de sa densification repose également fortement sur les signalements citoyens via le site www.signalement-moustique.fr.
  • Lorsque l’opérateur de démoustication identifie la présence de moustiques tigres, elle met alors en place des actions de lutte contre son implantation comme la destruction des gites larvaires ou leur traitement lorsqu’ils ne peuvent être éliminés (traitements anti-larvaires). L’ARS informe le préfet, le conseil départemental et les maires des communes concernées de la détection de moustique tigre sur leur territoire.
  • La surveillance épidémiologique donne lieu à la réalisation d’une enquête, en lien avec Santé publique France, après réception des signalements de cas confirmés de chikungunya, dengue et Zika. L’Agence peut alors être amenée à solliciter les opérateurs de démoustication, pour réaliser des prospections dans le voisinage immédiat des lieux de résidence et fréquentés par les patients, dans l’objectif de rechercher la présence éventuelle du moustique tigre et prendre les mesures de contrôle adaptées (lutte anti-vectorielle).

L'ARS Grand Est finance également des actions de sensibilisations auprès du grand public.

Les communes et les conseils départementaux, quant à eux, restent chargés d’une compétence historique (loi de 1964) de lutte contre les moustiques et leurs nuisances, c’est à dire la gêne occasionnée par les moustiques en général, et les moustiques tigres en particulier (nombreuses piqûres, démangeaisons,).

 

Le maire est chargé de prendre toutes les mesures permettant de réduire la présence de moustiques dans l’environnement  en supprimant ou traitant les gîtes larvaires.

Pour ce faire, il met en œuvre :

  • une sensibilisation des populations aux bons gestes de prévention ;
  • un programme de recensement et d’élimination ou de traitement des sites publics (ex. jardins publics, eaux stagnantes, cimetières…) ;
  • des prescriptions de règles d’urbanisme et d’habitat (ex. interdiction de toitures terrasses…) ;
  • des prescriptions pour la gestion des déchets.

Le  maire, au titre de ses pouvoirs de police spéciale (règlement sanitaire départemental), peut également mettre en place ponctuellement des mesures de démoustication. Ces démoustications devront être signalées à l’ARS qui pourra prescrire toute mesure de suivi du développement de résistances.

Il peut également rejoindre le dispositif départemental permettant l’intervention des ententes interdépartementales de démoustication (EID) sur leur commune.

En savoir plus : découvrez le module d’e-learning proposé par le CNFPT  

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Ce module permet de mieux connaître le moustique tigre et ses conséquences sur la santé ainsi que les  stratégies de bonnes pratiques professionnelles pour lutter contre sa prolifération.

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