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Une coordination des professionnels de santé toujours plus importante dans l'Aube

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Professionnels de santé - ambulatoire
Parmi les dispositifs mis en place dans l'Aube, citons les Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) de Romilly-sur-Seine, Bar-sur-Seine et à Troyes Champagne Métropole, les deux centres de soins non programmés à Troyes et le développement de la télémédecine.
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Hormis les MSP, l’exercice coordonné revêt d’autres formes telles que les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS). Ce mode d’organisation a été créé pour les professionnels de santé qui veulent mieux travailler ensemble, mieux s’organiser, créer un projet commun sur un territoire et mettre en commun des moyens (équipements, personnels, locaux), partager des coûts de fonctionnement.

La CPTS est constituée d’un ensemble d’acteurs locaux (professionnels de santé de ville, qu’ils exercent à titre libéral ou salarié ; des établissements de santé, des acteurs de la prévention ou promotion de la santé, des établissements et services médico-sociaux, sociaux…)  qui souhaitent se coordonner sur un territoire, pour répondre à une ou plusieurs problématiques en matière de santé.

 

Les avantages pour la population   

  • Une amélioration de l’accès aux soins
  • Une inscription de la prise en charge dans un parcours pluri-professionnel
  • Un accès à des actions territoriales de prévention
  • Un développement de la qualité et de la pertinence des soins

 

Les avantages pour les professionnels         

  • Un accueil facilité des nouveaux professionnels de santé
  • Une attractivité de l’exercice coordonné
  • Un développement du réseau professionnel

Les projets en cours de développement 

  • Un projet de CPTS du Barséquanais et du Chaourçois a été validé en comité de sélection régional, le 4 avril 2019. La dynamique des porteurs du projet sur ce territoire a déjà permis de :

    • Soutenir l’offre de soins de premiers recours sur la commune de St-Parres-les-Vaudes (consultations assurées par les médecins de la CPTS)
    • Attirer et accompagner de nouveaux médecins dans le cadre de leurs installations (Dr DI BENEDETTO à Essoyes, Dr VASTA à Mussy)
  • La Délégation Territoriale de l’Aube a été également sollicitée par de potentiels porteurs de projet de CPTS sur les secteurs de Troyes et Romilly-sur-Seine et cette perspective est inscrite dans le contrat local de santé de Romilly Sur Seine.

    Dans le cadre du Pacte de refondation des urgences, une des mesures phares du plan ministériel consiste à  « renforcer l’offre de consultations médicales sans rendez-vous en cabinet, maison et centre de santé ».

    Force est de constater que les patients comme les professionnels, se trouvent trop souvent face à l’engorgement de nos services d’urgence. Le nombre de passages aux urgences n’a fait qu’augmenter exponentiellement depuis plusieurs années (+ 10 à 15%/an), atteignant un seuil de plus de 62 000 passages/an en 2018. La médecine libérale se mobilise d’ores et déjà. Faire des soins sans rendez-vous en ville une offre complète, accessible et lisible à la hauteur des besoins est LA priorité de Ma Santé 2022.

     

    Dans l’Aube

    Le département de l’Aube accueille sur son territoire, depuis l’automne 2018, 2 structures de soins non programmées : l’Etablissement Aubois de Soins Inopinés (EASI) et la Structure de soins Inopinés Aubois (SCIA). Ce sont des structures privées de statut associatif, crées fin 2018 et toutes les 2 sont soutenues par l’ARS.

    Afin d’évaluer l’impact de ces 2 structures, l’unité de Recherche Clinique et de Recherche en Soins du Centre Hospitalier de Troyes a mené une première étude sur les passages au service des urgences du centre hospitalier de Troyes, avant et après leurs ouvertures.

     

    Quels sont les bénéfices pour le territoire ?

    • une baisse significative du nombre de passages au service des urgences du centre hospitalier de Troyes est constatée à partir de novembre 2018. Il avait atteint  un seuil de plus de 62 000 passages/an en 2018. Le nombre de passages au SAU est ainsi stabilisé et se projettera autour de 60 000 passages annuels fin 2019, en plateau. La tendance exponentielle à la hausse a donc bien été enrayée ;
    • Cette stabilisation est due essentiellement à l’ouverture de deux centres de soins non programmés, selon les groupes cliniques de patients du SAU les plus impactés par la baisse. La diminution est sensible sur « la douleur », « les petites traumatologies, et « les commotions et plaies crâniennes ».

     

    En conclusion, la fréquentation des urgences aux Centre Hospitalier de Troyes a cessé d’augmenter. Les centres de soins non programmés offrent une réponse rapide. D’autant qu’elles disposent des équipements adaptés pour réaliser les examens complémentaires au diagnostic, notamment en imagerie et biologie.

     

    Dans le cadre de l’axe 7 du Projet Régional de Santé Grand Est « Développer une politique d’innovation accompagnant les transformations du système de santé », le déploiement de la télémédecine constitue un important vecteur d’amélioration de l’accès aux soins, en particulier, dans les zones fragiles et permet une prise en charge au plus près du lieu de vie des patients. Elle donne aux professionnels de santé une capacité d’agir mieux, plus vite et/ou plus tôt. Notamment, la téléconsultation peut constituer une alternative pour les prises en charge en médecine générale dans les territoires ruraux où la démographie médicale est faible.

    La télémédecine doit répondre à plusieurs principes :

    • La télémédecine ne déroge pas au parcours coordonné du patient
    • La télémédecine n’est pas une fin en soi, elle est une modalité d’organisation, d’une prise en charge et s’inscrit dans un projet de soins
    • La mise en œuvre de la télémédecine doit intégrer la relation avec les systèmes d’information des acteurs de santé concernés

     

    Quels sont les enjeux ?

    La télémédecine permet un meilleur accès aux soins en :

    • Evitant les transports des personnes ne pouvant se déplacer (personnes âgées, personnes handicapées…),
    • Optimisant les modalités de suivi des patients chroniques (alternance de consultations présentielles ou téléconsultations en fonction des besoins),
    • Réduisant le recours aux urgences,
    • Répondant aux besoins de soins dans les zones sousdenses.

    De plus, elle permet de développer le partage d’information entre les professionnels de santé.

     

    La mise en œuvre dans le département de l’Aube

    Sur le département de l’Aube, une véritable dynamique de territoire concernant le déploiement de la télémédecine s’est mise en place, notamment dans le cadre du plan urgences pour structurer et améliorer les relations entre EHPAD et l’hôpital.

    Concernant les établissements médico-sociaux, l’Aube est le premier département du Grand Est à avoir fixé l’objectif d’équiper tous les EHPAD (co-financement Département/ARS). Cette mesure était inscrite dans le plan Urgences Aube 2018.

     

    À ce jour, 36 EHPAD sur 40 sont équipés avec le soutien conjoint de l’ARS et du Conseil Départemental. Il s’agit maintenant de développer les usages de télémédecine, et permettre aux professionnels de développer de nouveaux projets pertinents pour répondre aux besoins de santé.

    Pour développer les lieux dédiés à la téléconsultation, la Délégation Auboise de l’ARS a lancé un AMI (Appel à Manifestation d’Intérêt) début 2019 avec comme résultats l’équipement des premières officines de la région (Mailly-le-Camp, Verrières et Saint-Parres-lès-Vaudes).

     

    L’usage de la télémédecine tend à se banaliser comme un mode de consultation alternatif. Le nombre de téléconsultations initialement à zéro est en croissance exponentielle dans l’Aube depuis janvier 2019.

    Entre le 1er janvier et le 30 juin 2019, 910 téléconsultations ont été réalisées (données CPAM). Elles se répartissent comme suit :

    • 860 téléconsultations médecine générale de la société « Télémédical solutions ».
    • 2 téléconsultations médecine générale de 2 médecins généralistes aubois ;
    • 1 téléconsultation médecine spécialisée d’un médecin spécialiste libéral ;
    • 47 téléconsultations médecine spécialisée au Centre Hospitalier de Troyes.

     

    Quelles sont les perspectives de développement et les résultats attendus en 2020 ?

    • Continuer à soutenir les projets d’équipement dans les MSP, SSIAD, notamment pour des projets de téléconsultation mobiles.
    • Expérimenter les objets connectés pour des téléconsultations en EHPAD pour optimiser les prises en charges (stéthoscope connecté, lentille dermatoscope…)