Un PRS Grand Est pour répondre aux défis et évolutions majeurs du système de santé

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Après 2 ans de travaux et une large mobilisation de nos partenaires (collectivités locales, professionnels de santé, Assurance Maladie, Etat, usagers…), le PRS est soumis, du 15 février au 15 mai 2018, pour avis aux acteurs régionaux de santé. Il sera adopté définitivement par le Directeur Général de l’ARS en juin prochain.

Corps de texte

La région Grand Est doit faire face à des défis et enjeux majeurs, en particulier la démographie des professionnels de santé (30% de départ à la retraite de médecins généralistes dans les 5 ans), le vieillissement de la population (+35% à +60% de personnes âgées dépendantes entre 2007 et 2030 selon les scénarios), l’explosion du nombre des maladies chroniques (affections cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, diabète, Alzheimer…), une mortalité évitable (avant 65 ans) particulièrement élevée, de fortes inégalités territoriales et sociales de santé et le déploiement ou l’émergence de nouvelles technologies et thérapies qui conduisent nécessairement à des évolutions de pratiques professionnelles.

Il est capital que l’ensemble des acteurs du système de santé - professionnels de santé, administrations, collectivités territoriales, représentants des usagers, élus locaux … - , se mobilisent afin d’accompagner aux mieux ces évolutions et permettent ainsi à l’ensemble des habitants de la région, en tout point du territoire, de bénéficier d’une prise en charge adaptée, de qualité, sécurisée et répondant à leurs besoins.

C’est pourquoi, la politique régionale de santé définie dans le PRS 2018-2028 :

  • renforce les actions de prévention et de promotion de la santé pour agir en amont sur les déterminants de santé;
  • vise à transformer l’offre de santé pour répondre aux nouveaux besoins ou à la demande sociale en matière de prise en charge, notamment à domicile ;
  • encourage les innovations afin d’inventer de nouvelles modalités de coopération entre professionnels de santé (maisons de santé pluri-professionnelles, parcours de soins coordonnés…) ;
  • accompagne les professionnels de santé afin de leur permettre d’évoluer dans leurs pratiques au regard notamment des métiers de la santé de demain ;
  • impulse les projets propres à favoriser l’expression de tout citoyen et à leur permettre d’être acteur de leur santé ;
  • développe les partenariats et la contractualisation avec l’ensemble des acteurs de santé.

Diminuer la mortalité évitable dans la région et agir sur les comportements à risques

Pour lutter notamment contre la surmortalité dans les principales affections, que sont les cancers et les maladies cardio-neurovasculaires, l’ARS Grand Est a choisi notamment comme priorités de :

  • Réduire la consommation de tabac,
  • Diminuer la prévalence de l’obésité,
  • Prévenir et limiter les complications du diabète,
  • Améliorer la prévention et la prise en charge des maladies cardio-neuro-vasculaires,
  • Diminuer le taux de suicides chez les adolescents et les jeunes adultes.

Il s'agit notamment d’orienter résolument le système de santé vers la prévention et la promotion de la santé, de mobiliser les innovations technologiques et organisationnelles améliorant les prises en charge, et d’entrer dans la logique de parcours de santé.

Exemples d'actions : le développement de programmes d’éducation thérapeutique du patient (ETP) au plus près du domicile du patient et s’appuyant sur des équipes de soins libérales, le renforcement des actions de prévention, promotion et éducation à la santé des personnes en situation de handicap (hygiène alimentaire, activité physique …)

Assurer un égal accès à des soins sûrs et de qualité pour tous, sur tout le territoire

Les difficultés d’accès aux soins dans certains de nos territoires sont notamment liées à des particularités géographiques, des disparités d’implantation des professionnels de santé, mais aussi à une faible organisation des soins coordonnés. Pour exemple, la région Grand Est est marquée par une densité médicale globalement inférieure à la moyenne nationale avec de fortes disparités territoriales.

L’objectif est donc de rendre ces territoires plus attractifs pour les professionnels et de répondre à la demande des personnes isolées socialement et/ou géographiquement.

Exemples d'actions : favoriser les dispositifs d’exercice coordonné de soins (maisons de santé pluri-professionnelles, communautés professionnelles territoriales de santé, équipes de soins primaires), constituer des plateformes territoriales d’appui (PTA) qui fluidifient les parcours de soins et la prise en charge des situations complexes, développer la télémédecine et la régulation médicale sur l’ensemble du territoire sont des pistes qui seront exploitées.

Promouvoir un système de santé efficient

En 2015-2016, les dépenses de santé ont été plus importantes dans le Grand Est, +2,21%, par rapport qu’au niveau national +2,15%. Dans un contexte économique contraint, le financement des priorités de santé de l’ARS nécessitera de mobiliser toutes les marges d’efficience de notre système de santé : accélération du virage ambulatoire, maîtrise des dépenses de transports, développement des parcours de soins coordonnés et des filières de soins. La mise en place d’expérimentations et de pratiques innovantes et la généralisation de la contractualisation notamment dans le secteur médico-social feront également partie de notre panel de dispositifs pour garantir la soutenabilité du système de santé.

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