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Un Pacte pour redynamiser les Ardennes

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Pacte Ardennes
Le 15 mars dernier, à Charleville-Mézières, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et Sébastien Lecornu, ministre chargé des collectivités territoriales, signaient le Pacte Ardennes en compagnie de nombreux acteurs locaux (Région Grand Est, Département, ARS Grand Est…). Ce dernier valide 55 projets pour encourager la redynamisation économique et démographique des Ardennes.
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Même si les Ardennes disposent de nombreux atouts tels que son positionnement géographique, son identité culturelle et ses pratiques agricoles variées…, il n’en demeure pas moins que ce département souffre parallèlement d’une situation de fragilité démographique, économique et sociale.

C’est pour y remédier et redynamiser économiquement et démographiquement les Ardennes que l'Etat s'est engagé, en 2018, à le soutenir spécifiquement. Le Pacte Ardennes représente ainsi un ensemble d’engagements réciproques de tous les acteurs du territoire, pour renforcer l’attractivité des Ardennes à tous points de vue, en s’appuyant sur ses atouts.

Ces engagements ont été définis collégialement pendant plusieurs mois, avec les personnalités ardennaises (élus, associations, acteurs socio-économiques, administrations) et une forte implication de nombreux citoyens ardennais.

4 objectifs structurants ont été identifiés pour ce Pacte :

  • Mobiliser et renforcer les compétences des Ardennais,
  • Construire une valorisation d’excellence du patrimoine ardennais, bâti et naturel,
  • Faire prendre de l’avance aux filières économiques ardennaises face aux mutations en cours,
  • Accentuer les conditions du bien-vivre dans les Ardennes.

Les 55 projets sélectionnés concernent les domaines de l'enseignement supérieur, de la recherche, des transports, de l’action sociale ou encore de la santé.

L’ARS Grand Est a été associée à l’élaboration du Pacte, via les réflexions des 17 groupes de travail, pour proposer des mesures qui renforcent l’offre de soins dans les Ardennes.

  • Dès la fin de l’année 2019, et ce durant quatre ans, des internes de médecine belges seront accueillis dans les centres hospitaliers et les cabinets libéraux ardennais, avec l'objectif qu'ils y restent en tant que médecin diplômé.

Un travail préparatoire a été réalisé avec faculté de médecine de Reims, les doyens des facultés de médecine belges francophones, les directeurs des établissements hospitaliers ardennais et les présidents des communautés médicales, pour identifier le nombre et la qualité des places pouvant être proposées aux internes de médecine belges.

  • Faciliter le retour des Ardennais en situation de handicap pris en charge en Belgique.

En 2017, le Grand Est est la 3ème région qui comptabilise le plus de ses ressortissants en situation de handicap accueillis dans des établissements belges (plus de 900 personnes). L’objectif est de proposer une solution adaptée à chaque personne adulte en situation de handicap actuellement accueillie en Belgique et souhaitant revenir en proximité de son lieu de vie.

  • Développer une nouvelle formation pour les infirmers de pratique avancée (IPA). Il s’agit d’une formation en deux ans pour accueillir des compétences élargies et prendre en charge des personnes atteintes de pathologies chroniques (santé mentale, oncologie, diabète de type II, etc.).

Cette formation pourrait être ouverte, dans un premier temps, pour une vingtaine de places. La première année sera réalisée à Reims et la seconde année à Charleville-Mézières (spécialités santé mentale et maladies chroniques).

  • Faire du département des Ardennes le premier territoire inclusif du Grand Est.

La démarche « 100% inclusif » vise à accueillir, à chaque fois que c’est possible et avec un accompagnement adapté, les personnes en situation de handicap dans les circuits classiques pour le logement, le travail, l'école, la santé, le sport… plutôt que de les orienter vers des établissements spécialisés, par exemple.

Trois axes sont particulièrement privilégiés :

  • Scolariser en milieu ordinaire des enfants en situation de handicap, en lien avec l’Education Nationale,
  • Développer des solutions d’habitat inclusif permettant aux personnes handicapées de vivre au cœur de la cité,
  • En lien avec la DIRECCTE, favoriser l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap, notamment en déployant un dispositif d’emploi accompagné sur le département.

 

D’autres projets sont encore au stade de la validation, comme la création d’une maison de santé pluriprofessionnelle universitaire à Signy-le-Petit dès 2019.

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