Semaine nationale de la dénutrition : 3ème édition du 18 au 25 novembre 2022

Évènement
Semaine nationale de la dénutrition (logo)
Pour sa 3ᵉ édition, la Semaine nationale de la dénutrition revient en 2022 du 18 au 25 novembre.

Cet événement de santé publique, prévu dans le Programme National Nutrition Santé (PNNS 4, 2019-2023), piloté par le Ministère des Solidarités et de la Santé, est organisé par le Collectif de lutte contre la Dénutrition.

Tout comme l'ARS Grand Est, devenez partenaire de cette édition 2022 !

La lutte contre la dénutrition est un enjeu de santé publique qui touche 2 millions de français dont 25% de plus de 70 ans vivant seules.

Quelques chiffres

En France, 2 millions de personnes sont en situation de dénutrition1, dont 400 000 personnes âgées à domicile2 et 270 000 personnes âgées en Ehpad3.

La dénutrition concerne :

  • 10 % des personnes âgées de plus de 70 ans vivant à domicile4,

  • 10 % des enfants hospitalisés5,

  • 30 % des personnes hospitalisées6

  • et 40 % des malades atteints de cancer7.

La dénutrition est un état pathologique se caractérisant par un déséquilibre de la balance énergétique, c’est-à-dire une insuffisance des apports au regard de nos besoins nutritionnels.
Les patients atteints de dénutrition souffrent d’une déficience immunitaire aiguë qui peut conduire à de nouvelles infections, à d’autres complications et parfois jusqu’à la mort.

Une des actions phare du Programme National Nutrition Santé (PNNS) est de prévenir la dénutrition en sensibilisant le grand public et les professionnels de santé et du secteur social en mettant en place chaque année une "Semaine nationale de la dénutrition".

La semaine nationale de la dénutrition revient en 2022

Face au succès de l’édition 2021, le Collectif de lutte contre la dénutrition annonce une troisième édition en 2022, toujours avec le soutien du Programme national nutrition santé 2018-2023 et du ministère de la santé et des solidarités. Cette semaine donne l'occasion de rappeler aux citoyens et aux professionnels de santé et du secteur social, les enjeux, actions préventives et traitements de cette maladie.


 

Avec 350 porteurs de projets et 3 000 actions organisées en 2020 puis 1.500 partenaires déployant 10 000 actions en 2021, continuons sur notre lancée en 2022  !

Acteurs de la santé : participez à l'édition 2022

Vous êtes établissement de santé, structure de prévention ou acteur du secteur médico-social ? 
Vous souhaitez sensibiliser vos patients, résidents et leurs aidants sur le sujet de la dénutrition ?

Vous pouvez participer à la Semaine nationale de la dénutrition 2022 pour faire connaître et valoriser vos actions :

  1. Proposez vos actions en remplissant le formulaire ci-dessous
  2. Si votre action est labellisée par le collectif de lutte contre la dénutrition, vous pourrez commander gratuitement des kits de communication.
Proposer une action pour la Semaine nationale de la dénutrition

Au-delà de 3 kg de perte de poids par rapport à son poids habituel, il faut consulter.

La dénutrition résulte d’un apport nutritionnel inférieur aux besoins de l’organisme. Elle est le plus souvent liée à une perte d’appétit en rapport avec une maladie aiguë ou chronique, ou un ensemble de facteurs favorisants (troubles de la mobilité, troubles bucco-dentaires, isolement social…).

Quelques maladies entraînent une mauvaise assimilation des aliments. La dénutrition se traduit par une perte de poids, principalement au détriment du muscle, que ce soit chez une personne initialement mince, de poids normal, en situation de surpoids ou d’obésité. La personne perd des forces.

Personnes âgées, enfants, adultes peuvent ainsi être concernés par la dénutrition.

On parle de dénutrition :

  • Chez tout adulte qui perd plus de 5 % de son poids en 1 mois, ou 10 % en 6 mois.

  • En cas d’indice de masse corporelle inférieur à 18,5 chez l’adulte ou 21 chez les personnes de plus de 70 ans.

  • Chez l’enfant en cas de stagnation du poids ou de la taille, voire d’amaigrissement.

  • Les principales conséquences de la dénutrition sont :

  • L’affaiblissement de l’immunité avec une augmentation du risque d’infection.

  • L’affaiblissement physique avec une perte de la force, des difficultés à la marche, des risques de chutes et de fractures.

  • Une baisse du moral et un risque de dépression.

  • L’aggravation des maladies chroniques et de la dépendance

Non, il n’est pas normal de maigrir en vieillissant !

> L’alimentation est la clé de voûte de la lutte contre la dénutrition : 3 repas par jour, voire un goûter en plus, avec des portions adaptées à l’appétit, et une alimentation variée pour maintenir son poids habituel. Pour que les repas restent un plaisir, il ne faut pas hésiter à utiliser des épices, aromates et condiments pour rehausser le goût des aliments.

> La surveillance régulière du poids est indispensable, en particulier chez les personnes âgées qui peuvent rapidement décliner ou chez les adultes et enfants atteints de pathologies aigues sévères ou chroniques. Au-delà de 3 kg de perte de poids par rapport au poids habituel, il faut consulter.

> Absence d’enthousiasme à table, baisse de moral, perte de poids… : tous ces signes sont des “drapeaux rouges“, notamment chez les personnes âgées.
Si en visitant les seniors de votre entourage vous constatez la présence d’un ou plusieurs de ces drapeaux rouges, n’hésitez pas à poser quelques questions et à les encourager à bien manger et les amener consulter. Il n’est jamais facile de vieillir, mais, parfois, quelques mots et de l’attention suffisent pour éviter des troubles de santé.

> Pratiquer une activité régulière comme la marche, le jardinage, la promenade, etc. permet d’entretenir ses muscles.

> De même, une bonne hygiène dentaire est indispensable pour s’alimenter avec plaisir. Une consultation annuelle chez le dentiste est à prévoir.

> Si cela ne suffit pas à lutter contre la perte de poids, il est possible d’enrichir son alimentation avec des produits plus énergétiques (gras et sucrés) et protéinés (fromage râpé, œufs, lait en poudre). Un professionnel de la nutrition peut également aider les patients à enrichir ses repas, il est important de demander conseil à son médecin traitant.

Enfin, chez les personnes dénutries, la prescription de compléments nutritionnels oraux riches en énergie et en protéines est recommandée en plus des repas enrichis.

La dénutrition peut toucher tous les âges. Il est important de ne pas se fier aux idées reçues…

  • La dénutrition touche uniquement les personnes âgées

Quel que soit l’âge, la perte de poids involontaire n’est pas normale. La dénutrition peut toucher tous les âges.

  • La dénutrition est incompatible avec toute activité physique

L’activité physique adaptée et l’alimentation limitent la fonte musculaire, favorisent la guérison et accélèrent la convalescence.

  • La dénutrition ne concerne pas les personnes en surpoids ou obèses

La dénutrition touche aussi bien les malades en surpoids ou obèses qu’en bonne santé. Une perte de poids importante, malgré un taux de masse grasse toujours important, peut alors témoigner d’une dénutrition.

  • Les personnes âgées ont besoin de manger moins de viande

Les personnes âgées ont besoin de manger davantage de protéines que les adultes plus jeunes pour garder leurs muscles et leur forme. Il leur est recommandé de consommer une portion de viande, œuf ou poisson deux fois par jour.

  • La dénutrition, c’est comme la malnutrition

La malnutrition est un mauvais équilibre des apports nutritionnels (par ex : alimentation trop riche et peu diversifiée).

  • Les restrictions en sel, sucre et graisses doivent toujours être respectées

En cas de perte d’appétit et de poids, une personne malade peut élargir son alimentation pour éviter la dénutrition.

Selon les recommandations de bonnes pratiques de la HAS revues en novembre 20191, le diagnostic de la dénutrition de l’enfant et de l’adulte dépend, entre autres, des points suivants : 

  • Le diagnostic de dénutrition est exclusivement clinique ; il repose sur l’association d’un critère phénotypique (perte de poids, IMC, perte de force musculaire) et d’un critère étiologique (baisse des apports alimentaires, maladie aiguë ou chronique) chez l’enfant comme chez l’adulte. 

  • L’albuminémie n’est pas un critère diagnostique ; c’est un critère de sévérité de la dénutrition. 

  • Le poids doit être mesuré à chaque consultation et/ou hospitalisation et renseigné dans le dossier médical. 

  • Un indice de masse corporelle (IMC) normal ou élevé n’exclut pas la possibilité d’une dénutrition (ex. : une personne en situation de surpoids ou d’obésité peut être dénutrie). 

  • Depuis avril 2018, de nouvelles courbes d’IMC pour les enfants s’appliquent au diagnostic de la dénutrition2

2Nouvelles courbes d’IMC d’avril 2018 courbes AFPA – CRESS/INSERM – CompuGroup Medical, 2018 : https://cress-umr1153.fr/index.php/courbes-carnet-de-sante.
1Société francophone nutrition clinique et métabolisme.
2HAS. Stratégie de prise en charge en matière de dénutrition protéino-énergétique chez le sujet âgé. 2007.
3Quillot D, Thibault R, Bachmann P et al. Traité de nutrition clinique à tous les âges de la vie. SFNEP, 2015.
4HAS. Stratégie de prise en charge en matière de dénutrition protéino-énergétique chez le sujet âgé. 2007.
5Société française de pédiatrie.
6HAS. Stratégie de prise en charge en matière de dénutrition protéino-énergétique chez le sujet âgé. 2007.
7Société francophone nutrition clinique et métabolisme.

Infos pratiques

Date de début: 18 novembre 2022 à 09:00

Date de fin: 25 novembre 2022 à 20:00