Renouvellement de la Conférence régionale de la santé et de l’Autonomie : entretien avec Hubert Attenont

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Renouvelée le 21 octobre 2021, la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie (CRSA), instance de démocratie sanitaire du Grand Est, est un lieu d’expression majeure de la démocratie en santé. Hubert Attenont, président élu de la nouvelle CRSA, se prête au jeu des questions-réponses pour Parcours Santé.

Avec le concours de l’ARS Grand Est, la CRSA contribue à définir les besoins en santé et les mesures à mettre en place pour améliorer la santé de la population et développer l’efficacité du système de santé.  La CRSA s’organise autour d’une assemblée plénière d’une centaine de membres titulaires, d’une commission permanente (20 membres) et de quatre commissions spécialisées appelées à rendre des avis consultatifs en amont des décisions de la directrice générale de l’ARS Grand Est.

Entretien avec Hubert Attenont, Président du Conseil d’Administration de la CARSAT Nord-Est

Hubert Attenont - président CRSA Grand Est

Parcours Santé : Que représente la démocratie sanitaire pour vous et quelles sont vos attentes en tant que président ?

Hubert Attenont : "La démocratie en santé doit être l’ADN permettant de guider les actions de la Conférence Régionale de la Santé et de l’Autonomie (CRSA).

Pour cela, il est important que mon travail, mais aussi celui des présidentes et présidents de nos quatre commissions spécialisées, offre la possibilité de prendre en compte les prises de parole et de structurer la réflexion collective au sein de chaque instance en vue d’élaborer les avis et propositions en recherchant le meilleur consensus possible.

La démocratie en santé, c’est aussi recueillir la parole des usagers. Pour ce faire, nous avons mis en place un dispositif annuel articulé autour de 3 axes que sont :

  • l’organisation de débats publics sur des questions de santé dans les 3 antes régions,
  • la mise en place d’un appel à projet permettant le financement des actions que peuvent mener les établissements ou associations sur le recueil de la parole des usagers,
  • la dotation d’une enveloppe pour chaque Conseil Territorial de Santé (CTS) afin d’organiser des débats publics sur les questions qu’ils jugent utile dans leur territoire.

La mise en œuvre de ces actions permet de proposer des réponses aux besoins de la population pour améliorer la santé de nos concitoyens et l’efficacité du système de santé et médico-social. La démocratie en santé prend également tout son sens lorsque l’Agence régionale de santé sollicite notre expertise en nous associant à ses différents groupes de travail".

Quels temps forts ont-ils marqué le mandat précédent ?

"Tout d’abord, l’ensemble du travail réalisé par les commissions spécialisées et la CRSA sur le schéma régional de santé, le PRAPS, le projet régional de santé (PRS) et, dans l’urgence, la contribution de la CRSA et des CTS dans le cadre du Ségur de la Santé.

Ensuite, on peut citer le travail de la commission spécialisée dans le domaine des droits des usagers (CSDU) avec la production de ses rapports annuels relatif au respect des droits des usagers du système de santé, la labellisation d’expériences exemplaires et de projets innovants en matière de promotion des droits des usagers, la réalisation de fiches de bonnes pratiques (en collaboration avec la commission spécialisée pour les prises en charge et accompagnement médico-sociaux) à destination des commissions des usagers (CDU) des établissements sanitaires et des conseils de vie sociale (CVS) des établissements médico-sociaux suite aux forums organisés sur ce sujet par la CRSA.

Enfin, il est impossible de ne pas l’évoquer : les difficultés que nous avons rencontrées pour faire vivre la démocratie en santé depuis le début de la crise épidémique de Covid-19".

Quels sont les grands chantiers de la nouvelle mandature ?

"Il y en a plusieurs. Je pense à la révision du Projet Régional de Santé, à l’élaboration du Plan Régional Santé Environnement (PRSE), les zonages des professionnels, la réalisation de nos débats publics, l’ancrage de la CRSA, à l’instar du CESER Grand Est, comme la représentation de la société civile organisée dans le domaine de la santé. Pour cela, nous devons optimiser notre communication quant à nos prises de position afin d’être plus visible des médias et dans la société".