Renforcer l'attractivité des métiers de la santé en Grand Est

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Le 16 novembre, Virginie Cayré, Directrice Générale de l'ARS, a présenté le bilan des mesures pour attirer, fidéliser et former les professionnels des métiers du secteur du soin et des solidarités au regard des besoins des territoires du Grand Est. Découvrez les financements, les dispositifs ainsi que le témoignage de 3 professionnels qui en ont bénéficié.

Visite DGARS Faculté de médecine Reims 16/11/21
Le 16 novembre 2021, à l’occasion d’une visite à la Faculté de médecine de Reims, Virginie Cayré, Directrice Générale de l’ARS Grand Est, en a profité pour présenter un bilan des mesures volontaristes prises par l’ARS pour agir en faveur de l’attractivité des métiers et des formations dans le secteur du soin et des solidarités  

Pour l’ARS Grand Est, les ressources humaines en santé sont au cœur de sa politique régionale de santé, en lien avec les autres acteurs du champ (Facultés, Conseils départementaux, la Région, Préfecture, les représentants des professionnels…). C’est d’ailleurs une priorité de son Projet Régional de Santé 2018-2023 (PRS).

Le secteur de la santé, et notamment du Grand âge, compte pour tous les niveaux de qualification, près de 334 000 emplois (2015) soit 16 % du total des emplois en Grand Est (hors intérim). En 2018, 24 000 offres d’emplois ont été déposées auprès de Pôle Emploi sur des métiers des domaines sanitaire et social.

Par exemple :

  • Besoins estimé à près de 10 000 infirmières supplémentaires pour 2030, 
  • Besoin estimé à 5 600 aides-soignants par an.

Contexte régional : un constat partagé avec les acteurs de santé

  • une démographie des professionnels de santé largement déficitaire sur la région avec des départs en retraites prévus dans les trois ans de plus de 30% ;
  • une augmentation des besoins du fait du vieillissement de la population, de l’accroissement du nombre de pathologies chroniques 
  • En 2030, c’est presque un quart de la population du Grand Est qui sera âgé de plus de 64 ans.

Par ailleurs, le Grand Est connaît de forts contrastes intra-régionaux en matière de démographie des professionnels de santé qui nécessitent des approches territorialisées. C’est également une région transfrontalière, donc en forte concurrence pour  l’attractivité des professionnels de santé.

La problématique de l’attractivité rejaillit sur l’organisation des établissements de santé et médico-sociaux (vacances des postes, turn-over, absentéisme, …) impliquant un risque de difficulté de l’accès aux soins pour les patients de ces territoires.

C'est pourquoi l'ARS porte des actions volontaristes et innovantes pour agir en faveur de l’attractivité des métiers de la santé, au travers notamment de financement de projets ou de dispositifs.

La stratégie régionale en matière d'attractivité médicale s’articule autour de 3 piliers  :

  • Augmenter les flux d’étudiants et les formations initiales et continues en relation avec les besoins en matière d'emplois et de qualifications des métiers du soin ;
  • Renforcer l’attractivité de professions non médicales sur les territoires ;
  • Fidéliser les professionnels par des actions concrètes et territorialisées en renforçant les parcours professionnels et les dispositifs d’accompagnement à la qualité de vie au travail.

Pour les professionnels médicaux

  • Création de 405 postes d’Assistants spécialistes à temps partagé (ASTP) financés par l’ARS depuis 2017, répartis de manière équilibrée entre les spécialités et les territoires en tension pour un total de 32M€ ;
  • 194 primes d’engagement dans la carrière hospitalière (PECH) ont été versées depuis 2018 en Grand Est, financées en totalité par l’ARS, pour un total de plus de 3,7M€ ;
  • Plus de 900 praticiens (psychiatrie, médecine d’urgence, gynécologie-obstétrique, pharmacie et médecine cardio-vasculaire) ont bénéficié de la prime d’exercice territorial (PET). A ce titre, l’ARS Grand Est a soutenu les établissements de santé depuis 2018 à hauteur de 7,2M€.
  • Depuis 2018, l’ARS Grand Est a alloué chaque année en moyenne 7 postes d’Assistant universitaire de médecine générale ; 300.000 € annuels ont été versés aux universités pour augmenter le nombre de maîtres de stage universitaires ; 600 stages proposés chaque année dans le cadre du service sanitaire.

 

Pour les professionnels non médicaux

  • Augmentation des quotas d'infirmiers pour conserver une densité élevée sur le territoire et améliorer leur répartition sur l’ensemble du Grand Est : financement par l’ARS de la première année de formation dès la rentrée de 2020 pour 350 étudiants infirmiers supplémentaires, soit 2,2M€.
  • Augmentation des quotas d'infirmiers spécialisés (IADE, IBODE, infirmière  puéricultrice, cadre de santé) : lors de la rentrée 2020-2021, les capacités d’accueils ont été augmentées au niveau régional de 10 infirmiers anesthésistes (IADE), 10 infirmiers puéricultrices et 5 infirmiers de bloc opératoire (IBODE).
  • Augmentation des capacités d’accueil en formation des aides-soignantes :  2 205 places en 2020 à 3 517 places en 2021 soit 60% d’augmentation pour le Grand Est.
  • Financement des deux premières promotions d’Infirmiers en Pratique Avancée (IPA) dans chacune des 3 universités du Grand Est pour un montant de plus de 14 M€ sur 5 ans (frais pédagogiques, compensations de remplacement du temps de formation pour les salariés et  les libéraux). Une première promotion de 29 étudiants, dès 2018, a permis la qualification de 29 IPA dès 2020 sur le territoire du Grand Est. 78 et 74 nouveaux IPA seront diplômés respectivement en 2021 et 2022, soit un total de 181 IPA qui seront opérationnels sur notre région en juillet 2022.

 

D'autres mesures détaillées dans le document ci-dessous.