Tous ensemble pour votre santé

Recrudescence d'intoxications à la maison : conseils pour préserver la qualité de notre air intérieur

Actualité
Date de publication
Visuel
Qualité air intérieur (QAI)-les sources de pollution
Les centres antipoison signalent de nombreux accidents domestiques et intoxication en lien avec le COVID-19. Plusieurs origines de situations à risque ont été identifiées : les nettoyants / désinfectants, les solutions hydro-alcooliques, les huiles essentielles et les anti-inflammatoires.
Corps de texte

Nous passons en temps normal approximativement 80 % de notre temps dans des espaces clos (logement, travail, espaces publics, transports...). Actuellement, pour les personnes confinées, cette proportion peut dépasser 95 % du temps et ne concerne quasiment que le logement. Il est donc essentiel de mettre en place des bonnes pratiques pour réduire l’exposition aux polluants intérieurs dans ce dernier.

Le confinement des personnes au sein du logement ne veut pas dire le confinement du logement

En cette période particulière de confinement dans nos logements, nous avons tendance à davantage cuisiner, bricoler, faire le ménage. Ces pratiques sont susceptibles de générer des polluants dans l’air de nos habitations qui peuvent être responsables de l’aggravation de maladies (asthme, allergie...).

Voici donc quelques conseils pour préserver la qualité de notre air intérieur.
 

Aérer son logement deux à trois fois par jour pour renouveler l’air

En ces temps de restriction des sorties nécessaire à la limitation de la propagation du virus COVID19, pensez à la qualité de l’air intérieur de votre logement.

Le maître mot est d’aérer son logement régulièrement, au minimum 2 à 3 fois par jour pendant 5 à 10 minutes, surtout en cette période d’utilisation importante de gel hydroalcoolique. De manière générale, un manque de renouvellement d’air à l’intérieur des bâtiments est plutôt propice à la contagion entre les personnes. Si un système de ventilation mécanique est présent, il ne faut donc pas boucher les entrées d’air situées au niveau des fenêtres et les bouches d’extractions des pièces humides.
 

Éviter d'utiliser des produits polluants

Je ne fume pas à l’intérieur, même avec la fenêtre ouverte : les substances toxiques présentes dans la fumée sont absorbées puis libérées en continu par les revêtements et l’ameublement.

Essayer de  limiter le nombre de produits de nettoyage pour éviter des interactions dangereuses et je préfère les produits simples : vinaigre blanc, savon noir, bicarbonate de sodium... ou ceux comportant des labels de qualité (Ecocert, NF, Nature et Progrès ou Ecolabel). Certains produits d’entretien contiennent des substances nocives.

Pour les activités manuelles avec des enfants, choisir plutôt des produits peu émissifs, de préférence porteurs d’un label (ex : Ecolabel) et aérer pendant leur utilisation.

Ne pas utiliser de pesticides, désodorisant, de bougies, d’encens ou de parfum d’intérieur car ils sont irritants pour les voies respiratoires. Mieux vaut aérer en cas d’odeur gênante.
 

Limiter l'humidité et les poussières

Je passe fréquemment l’aspirateur afin d'éliminer les poussières et autres allergènes et je dépoussière régulièrement les meubles à l’aide d’un chiffon humide.

J’étends mon linge à l’extérieur si possible ou dans une pièce bien aérée pour éviter la condensation de l’eau sur les surfaces (murs, meubles...).

Je nettoie régulièrement la literie, et je lave les draps, les couettes et les oreillers fréquemment. Si vous êtes allergique aux acariens, mettez une house antiacariens autour de votre matelas.

Nourrissons, femmes enceintes, asthmatiques, personnes âgées, personnes cardiaques et insuffisants respiratoires : soyez vigilants, vous êtes plus sensibles à la pollution de l’air !

Vidéo : Comment le confinement modifie-t-il nos habitudes de ménage ? Comment bien nettoyer et entretenir notre logement pour mieux nous protéger ? #TousMobilisés #CORONAVIRUS#COVID19