Prévention du suicide : lancement du numéro national, le 3114

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3114 Numéro national prévention du suicide Bannière web 2

Annoncé par le ministre de la Santé et des Solidarités lors de l’ouverture des Assises de la Santé mentale et de la psychiatrie le 27 septembre dernier, le numéro national de prévention du suicide entre en fonctionnement ce 1er octobre. Ce numéro est gratuit, confidentiel et accessible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, depuis tout le territoire national.

Dans la continuité de la feuille de route santé mentale et psychiatrie de 2018, la mise en service, pour l’ensemble de la population française, d’un numéro national de prévention du suicide constitue une réponse supplémentaire pour l’accès et le maintien du lien les personnes en souffrance.

La ligne permettra, sur l’ensemble du territoire, 24H/24 et 7J/7, une prise en charge des personnes. Ce service sera assuré par des professionnels de soins spécifiquement formés pour assurer des missions d’écoute, d’évaluation, d’orientation et d’intervention, au sein de centres régionaux répondants.

    1er octobre 2021 : mise en oeuvre du numéro national de prévention du suicide

    3114 Numéro national prévention du suicide Signature mail 1

    Confidentiel et gratuit, ce nouveau numéro national de prévention du suicide, le 3114, permet de répondre aux besoins immédiats des personnes en recherche d’aide : écoute, évaluation, intervention, urgence, orientation ou accompagnement. Ce service est proposé pour tous : les personnes en souffrance, l’entourage inquiet pour un proche ou une personne en détresse, les personnes endeuillées par suicide. Il s’adresse également aux professionnels en contact avec des personnes en détresse ou en quête d’information sur le suicide et sa prévention.

    Ce service est assuré par des répondants professionnels, supervisés par un médecin spécialiste, formés à la prise en charge de la souffrance psychique et à la prévention du suicide et capables : d’évaluer le niveau de souffrance, d’écouter, sans jugement et avec bienveillance, de soutenir et aider à résoudre la crise de façon adéquate, d’orienter vers les acteurs du territoires pour une prise en charge adaptée aux situations, de s’assurer que la personne n’est pas en situation de danger et, si tel est le cas, de mettre en place les mesures pour la protéger, d’informer.

    Site 3114.fr

    Professionnels de santé et partenaires acteurs de la prévention du suicide : faites connaître le service

    Pour vous permettre de communiquer sur ce numéro national, vous trouverez ci-joint un ensemble de supports afin de promouvoir ce service auprès des patients et de leur entourage.

    Le taux de suicide en France est l’un des plus élevés des pays européens, et le suicide constitue la deuxième cause de mortalité des 10-25 ans après les accidents de la route. Ce nouveau dispositif vise à réduire le nombre de suicides en France en offrant aux citoyens en grande souffrance une ligne téléphonique qui apporte une réponse professionnelle, 24h/24 et 7j/7, en lien avec les acteurs du territoire pour une prise en charge adaptée à chaque situation.

    La déclinaison régionale de la stratégie nationale en Grand Est

    La région Grand Est présentait en 2015 un taux de mortalité par suicide comparable au taux national (16.5 pour 100 000 habitants). Néanmoins, de fortes disparités départementales apparaissent : les Vosges et la Haute Marne enregistrent les taux les plus élevés de la région, avec respectivement 23.7 et 23.6 décès par suicide pour 100 000 habitants contre 11.7 dans le département du Bas-Rhin.

    Ainsi, en région Grand Est, on comptabilise en moyenne 1 décès par suicide toutes les 12 heures, un passage aux urgences et une hospitalisation complète toutes les 80 minutes. En 2017, un habitant de la région sur 20 déclarait avoir eu des pensées suicidaires au cours de l’année écoulée, ce qui représentait plus de 190 000 personnes.

    L’ARS Grand Est décline la stratégie nationale en région (parcours" Santé mentale") avec l’appui des professionnels de terrain :

    • Lancement du numéro unique national de prévention du suicide : l'organisation en région Grand Est

    Porté nationalement par le CHRU de Lille, ce dispositif s’appuie sur des centres régionaux.

    Pour le Grand Est, c’est le Centre Psychothérapique de Nancy (CPN) qui est le centre répondant. Les Dr PICHENE et LIGIER du CPN de Nancy ont œuvré pour constituer et former une équipe de professionnels, qui est opérationnelle depuis le 1er octobre.

    Le centre répondant du Grand Est est un « centre de jour » : il reçoit donc les appels de 9 h à 21 h tous les jours. La nuit (de 21h à 9 h le lendemain), une bascule des appels se fait automatiquement sur l’un des 3 centres « de nuit » répertoriés en France (pour le Grand Est, il s’agit du CRHU de Lille).

    Ce numéro unique ne vise aucunement à remplacer les dispositifs déjà en place au niveau régional mais, au contraire, doit s’articuler avec toutes les structures de la prévention du suicide en Grand Est et les acteurs locaux du territoire. 

    Cette coordination est en cours, et se poursuivra sur les prochains mois, au fur et à mesure de la montée en charge de ce dispositif.

    • Le déploiement du dispositif VigilanS en Grand Est

    VigilanS (http://dispositifvigilans.org) est un dispositif de veille et recontact des personnes ayant fait une tentative de suicide dans leur prise en charge aux urgences ou en  hospitalisation. Créé en 2015 ce sont près de 15 000 patients qui y ont recours en 2020 et déjà près de 10 000 en juin 2021.
    Dès 2015, le Centre Psychothérapeutique de Nancy (CPN) a initié la mise en œuvre de ce dispositif en Lorraine. Dès 2018, une extension sur le territoire lorrain avait été envisagée en partenariat avec l’ARS. En 2020, avec l’appui de l’ARS, le dispositif s’étend à la région Grand Est avec l’implantation de deux nouveaux centres VigilanS : à Strasbourg et Reims.
    > La coordination de ce dispositif a été confiée par l’ARS Grand Est au Centre Psychothérapeutique de Nancy.

    • Le déploiement de la formation actualisée au repérage, à l’évaluation et à l’intervention de crise suicidaire

    En région Grand Est, cela répond à l’objectif N°6 de la feuille de route nationale « Santé mentale et psychiatrie » qui prévoit de mettre à disposition des ARS un ensemble d’actions intégrées de prévention du suicide. Il est notamment prévu de proposer aux professionnels au contact des personnes à risque suicidaire une formation actualisée.
    Le projet de déploiement des formations « prévention suicide » du Groupement d’Etudes et de Prévention du Suicide (GEPS) répond à cet objectif. Le GEPS, missionné par la Direction Générale de la Santé (DGS), forme des formateurs nationaux et met à disposition les outils et supports de formation en prévention de la crise suicidaire.
    > Deux formateurs du Grand Est ont été formés par le GEPS : le Dr Pichene, Psychiatre au CPN et le Dr Ligier, Pédopsychiatre au CPN. Ces formateurs nationaux forment à à leur tour des formateurs régionaux en Grand Est.

    • L'élaboration d'un annuaire thématique de ressources régionales pour les acteurs du Grand Est

    Dans le cadre de la prévention des conduites suicidaires, un annuaire régional des professionnels et associations ressources dans les départements du Grand Est vient d'être élaboré (Ardennes, Aube, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Vosges).
    LARS Grand Est en a confié la réalisation à lObservatoire Régional de la Santé Grand Est (ORS Grand Est).
    > Téléchargez l'annuaire des structures travaillant dans le champ du suicide en Grand Est
    Si vous êtes un professionnel et si vous voulez y figurer ou modifier vos coordonnées, nhésitez pas à contacter Delphine Reboul à l'ORS Grand Est  : delphine.reboul@ors-ge.org

    • La prévention de la contagion suicidaire dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans les lieux publics ou les institutions : https://papageno-suicide.com