Tous ensemble pour votre santé

Lutter contre le cancer du sein : se mobiliser pour la prévention et le dépistage !

Actualité
Date de publication
Visuel
Avec près de 59 000 nouveaux cas par an en France, le cancer du sein se situe au 1er rang des cancers de la femme. Il est également la 1ère cause de mortalité par cancer chez la femme, avec près de 12 000 décès par an. Pourtant, s'il est détecté suffisamment tôt, la guérison peut être obtenue dans plus de 9 cas sur 10.
Corps de texte

Le programme de dépistage organisé du cancer du sein (DO) français offre aux femmes de 50 à 74 ans, la possibilité de bénéficier tous les deux ans d’une mammographie de dépistage. Elles sont invitées à faire pratiquer un examen clinique des seins et une mammographie chez un radiologue, qu’elles choisissent, dans une liste des radiologues agréés participant au programme. La mammographie est prise en charge à 100% par l'assurance maladie, sans avance de frais.

Les clichés des mammographies réalisées dans le cadre du dépistage organisé bénéficient d’une première lecture par le radiologue qui les a effectués, puis d’une seconde lecture, assurée par un autre radiologue. Parmi les cancers détectés par le dépistage, environ 6 % le sont grâce à la seconde lecture. 

Un traitement précoce permet d’augmenter les chances de guérison, mais également de limiter les séquelles liées à certains traitements. Selon les chiffres issus d'études internationales, les programmes de dépistage du cancer du sein permettent de réduire de 15 et 21 % la mortalité par cancer du sein. On estime que pour 100 000 femmes participant de manière régulière au dépistage par mammographie pendant 7 à 10 ans, on évite 100 à 300 décès par cancer du sein (source INCa)

Sur la période 2017-2018, 460 000 femmes de 50 à 74 ans résidant dans la région Grand Est ont participé au dépistage organisé du cancer du sein, soit 52,7 % des femmes invitées.

Si ce taux est supérieur au taux national (49,9 % soit 5 millions de femmes dépistées au cours de cette période), il reste très en-deçà du taux cible de 70% et place la Région Grand Est au 8ème rang national (sur 17 régions/DOM).

On note que la participation au programme de dépistage organisé reste inégale selon les départements, variant de 45,9 % en Moselle à 59,3 % dans la Marne.

DO Cancer du sein-Taux participation 2017-2018 Grand Est

 

Le dépistage organisé en 5 étapes :

  1. Une invitation personnalisée.
    Les femmes de 50 à 74 ans de chaque département reçoivent une invitation personnalisée adressée par une structure départementale de gestion du dépistage des cancers.
  2. Le choix du radiologue
    La patiente prend rendez-vous chez le radiologue de son choix parmi les cabinets de radiologie agréés du département.
  3. L’examen
    L’examen ne dure que quelques instants et comprend au minimum 2 clichés par sein. Il est complété par une palpation des seins et un questionnaire de santé.
  4. Le résultat de l'examen
    Le radiologue qui effectue la mammographie et qui a examiné la patiente, l’informe immédiatement du résultat de l'examen.
  5. Seconde analyse
    Les clichés seront relus par un second radiologue agréé.

En complément du dépistage organisé, afin de favoriser une détection précoce de ce cancer, il est conseillé de :

  • réaliser un examen clinique des seins (palpation) tous les ans dès l’âge de 25 ans. Cet examen rapide et indolore permet de détecter une éventuelle anomalie. Il peut être réalisé par un généraliste, un gynécologue ou une sage-femme,
  • consulter un médecin en cas d’apparition d’un des signes suivant : boule, grosseur dans le sein ou sous un bras (aisselle), modification de la peau d’un sein (rétraction, rougeur, œdème ou aspect de peau d’orange), modification du mamelon ou de l’aréole - zone qui entoure le mamelon - (rétraction, changement de coloration, suintement ou écoulement), changement de forme d’un sein.
  • pour les femmes présentant des antécédents médicaux personnels ou familiaux, ou certaines prédispositions génétiques, d’avoir un suivi spécifique adapté au niveau de risque.

Les médecins généralistes, les gynécologues, et les sages-femmes sont des interlocuteurs privilégiés pour répondre aux questions sur le cancer du sein, son dépistage et orienter, en fonction de l’âge et du niveau de risque de chaque femme, vers la modalité de suivi la plus adaptée.

 

L’Institut national du cancer, en lien avec le ministère des Solidarités et de la Santé, a lancé cette année une nouvelle campagne d’information visant à sensibiliser les femmes aux moyens d’agir pour lutter contre les cancers du sein. Centrée sur la prévention et le dépistage, cette campagne nationale a pour principal objectif de leur faire prendre conscience des actions simples et quotidiennes qui s’inscrivent dans la lutte contre ce cancer.

En 2018, près de 59 000 nouveaux cas ont été détectés et plus de 12 100 femmes en sont décédées. Le cancer du sein est à la fois le plus fréquent et le plus mortel chez les femmes. Le dépistage tout comme la prévention primaire sont deux armes essentielles et complémentaires pour lutter contre la survenue de ce cancer.

Des petits gestes accessibles et simples qui permettent aux femmes d’agir dans la lutte contre les cancers du sein La lutte contre les cancers du sein représente le message central de cette nouvelle campagne nationale d’information. Son objectif est de faire prendre conscience aux femmes qu’il existe des gestes simples à mettre en œuvre, au quotidien.

Aussi, la création met en scène des comportements et actions bénéfiques tels que réduire sa consommation d’alcool, réaliser une activité physique, prêter attention au courrier d’invitation au dépistage organisé ou prendre rendez-vous chez son radiologue pour réaliser les examens de dépistage : des gestes simples que chaque femme peut aisément s’approprier.

Le message, diffusé à l’occasion de cette campagne, rappelle également que « La prévention, c’est tous les jours. Le dépistage, c’est tous les deux ans ».

En savoir plus : Lutter contre le cancer du sein : des petits gestes pour prévenir près de 20 000 cancers par an

Le 1er juillet 2019, les 11 structures de gestion des dépistages des cancers de la région Grand Est ont fusionné afin de constituer le Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers (CRCDC) Grand Est.

Cette fusion fait suite à la régionalisation des dépistages organisés des cancers du sein, du côlon et du col de l’utérus. Conformément au cahier des charges national relatif aux programmes de dépistage des cancers, le CRCDC pilote désormais les activités de dépistage organisé des cancers.3 

Afin de remplir ces missions, le CRCDC s’appuie sur des 10 sites territoriaux (précédentes structures de gestion) qui restent les interlocuteurs privilégiés de la population et des professionnels de santé du territoire en assurant la mise en œuvre du dépistage organisé dans chacun des départements du Grand Est