Lutte anti-vectorielle (LAV) en Grand Est : bilan régional 2021

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Vignette LAV (moustique tigre) Bilan Grand Est 2021

Dans le cadre de la surveillance des insectes vecteurs de maladies, l’ARS a missionné en Grand Est des opérateurs habilités pour déployer un réseau de pièges pondoirs permettant de détecter la présence du moustique tigre, traiter les signalements des particuliers et réaliser des interventions ciblées en vue de ralentir la progression de son implantation.
Le bilan 2021 vient d'être réalisé.

Les agences régionales de santé sont chargées de la surveillance entomologique des insectes vecteurs et de l’intervention autour des nouvelles implantations. Elles sont également en charge des mesures de prospection, traitement et travaux autour des lieux fréquentés par les personnes atteintes de maladies transmises par les moustiques (dengue, chikungunya, zika...).

Avec la publication de nouveaux textes réglementaires en 2019, l’ARS Grand Est est chargée depuis début 2020 de définir les mesures de surveillance épidémiologique, entomologique et de lutte anti-vectorielle en région.

Voici les résultats du bilan réalisé pour l'année 2021 en région Grand Est.

Les opérateurs intervenants en Grand Est  

Dans le cadre de cette surveillance, des opérateurs de démoustication sont missionnés par l’ARS Grand Est pour déployer des réseaux de pièges permettant de détecter la présence du moustique tigre, traiter les signalements des particuliers et réaliser des interventions ciblées en vue de ralentir la progression de l’implantation du moustique ou d’empêcher tout départ d’épidémie.

Depuis 2020, 5 opérateurs sont en charge de cette surveillance du moustique tigre dans les 10 départements du Grand Est :

  1. Ardennes (08) et  Marne (51)le LDAR (Laboratoire Départemental d'Analyses et de Recherches
  2. Aube (10) : le SDDEA (Syndicat mixte de l'eau et de l'assainissement collectif, de l'assainissement non collectif, des milieux aquatiques et démoustication) en groupement avec la FREDON
  3. Haute-Marne (52), Meurthe-et-Moselle (54), Meuse (55), Moselle (57) et Vosges (88) :   ALTOPICTUS
  4. Bas-Rhin (67) le Syndicat de lutte contre les moustiques
  5. Haut-Rhin (68) : la Brigade Verte   

 

 Les dispositifs de surveillance

Carto LAV (moustique tigre) Grand Est-Dispositifs de surveillance 2021

310 pièges pondoirs constituent le réseau de pièges mis en place dans le cadre de la surveillance organisée par l’ARS sur tout le territoire régional.

Ils sont installés au niveau des collectivités les plus peuplées, les sites sensibles et les sites à risque d’importation

 Les signalements et enquêtes

Carto LAV (moustique tigre) Grand Est-Signalements 2021
296 signalements de moustique tigre ont été analysés et ont donné lieu à 24 enquêtes de terrain (avec si nécessaire suppression ou traitement larvicide de gîtes, information des habitants, etc.).

Les traitements autour des signalements

Aucune évaluation menée lors des investigations de terrain autour des signalements n’a conclu à la nécessité de mettre en œuvre un traitement adulticide. Les populations riveraines ont été informées et mises à contribution pour aider à la détection de ces insectes et à la lutte contre leur prolifération.

Les communes colonisées

10 nouvelles communes ont été colonisées (implantation définitive) par le moustique tigre en 2021, portant à 30 le nombre total de communes colonisées en région Grand Est. L’ensemble des communes colonisées se trouve dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et en Meurthe-et-Moselle, département classé en zone colonisée depuis 2021 suite à plusieurs détections sur la commune de Nancy, seule commune colonisée du département.

Les maladies vectorielles à moustique en Grand Est (dengue, zika, chikungunya…)

0 cas humains autochtones déclarés.

cas humains importés signalés à l’ARS et investigués (vs 59 en 2021) dont 2 ont nécessité la mise en œuvre de traitements adulticides pour éviter tout départ d’épidémie.

Et pour 2022 ?

En 2022, les actions de surveillance, d’intervention autour des nouvelles détections et autour des cas humains de maladies transmises par les moustiques vont se poursuivre.

Des actions de sensibilisation seront mises en œuvre de manière ciblée, au niveau des collectivités nouvellement colonisées et des établissements de santé des communes concernées par la présence du moustique.

Des interventions préventives (information des habitants sur les bons gestes pour limiter la prolifération du moustique, traitement des gîtes larvaires, etc.) seront également mises en œuvre sur les communes faisant l’objet d’une vigilance particulière vis-à-vis de l’implantation du moustique.