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Les mesures de l’ARS Grand Est en matière de ressources humaines en santé

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Jeunes professionnels
L’ARS Grand Est, avec ses partenaires, attache une importance particulière à la gestion des ressources humaines en santé et à la mise en place d’une stratégie régionale adaptée aux besoins de santé de la population de demain, à l’évolution des métiers et aux aspirations des professionnels.
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Définis notamment dans le Projet Régional de Santé de l’ARS Grand Est, ils concernent à la fois la dimension stratégique en matière de démographie médicale mais aussi la dimension opérationnelle en matière de formation et de gestion des ressources humaines en santé.

Les grands enjeux concernent ainsi prioritairement :

Le suivi prospectif de la démographie des professions de santé de la région permet ainsi :

  • de pouvoir dégager les grands enjeux sur les besoins de santé de la population de demain et de travailler sur les ressources disponibles et l’attractivité du territoire,
  • le déploiement de moyens de fidélisation des professionnels de santé formés en Grand Est,
  • la mise à disposition des professionnels de santé d’outils de formation et d’organisation du travail pour faciliter les coopérations interprofessionnelles.  

L’enjeu est aussi dans le soutien des initiatives territoriales afin de réduire les délais d’accès aux soins et dans l’amélioration des conditions de travail et de la qualité de vie au travail de tous les professionnels de santé.

Des partenaires multiples

Pour la mise en œuvre de ces dispositifs, les partenaires sont multiples. L’ARS développe ainsi des partenariats avec des institutions tels que les Universités, la Région, les organismes de formation et le Centre National de Gestion. Elle travaille aussi à l’accompagnement des établissements de santé, des professionnels en santé et initie des projets avec des associations.

 

En 2019, l’ARS a ainsi consacré 19 M€ pour ces politiques.

Parmi les dispositifs phares déjà mis en œuvre par l’ARS Grand Est, nous pouvons citer :

  • le travail partenarial effectué sur la filière visuelle,
  • l’accompagnement de projets professionnels mixtes et partagés,
  • les actions sur la qualité de vie au travail (QVT) pour les professionnels de santé.

Par exemple, ce sont aujourd’hui près de 232 assistants spécialistes à temps partagés (ASTP) qui exercent dans la région Grand Est pour un total de 9,7M€. Ce chiffre a doublé entre 2018 et 2019.

Afin de poursuivre le même objectif de temps partagé qui assure une représentation du temps médical sur l’ensemble du territoire, l’ARS a compensé l’attribution des primes d’exercice territorial (PET) à hauteur de plus de 8 M€ en 2019 pour près de 1 000 praticiens.

Enfin, dans le département de la Meuse, la population a été confrontée à une difficulté lorsque plusieurs ophtalmologistes ont quitté leur fonction dans le même délai. L’ARS a donc mis en place des consultations spécifiques sur le territoire avec l’appui de professionnels d’autres départements et, a créé une filière courte pour la réalisation d’examens techniques. Ce projet a permis d’augmenter le nombre de consultations et de réduire le délai d’attente pour l’obtention d’un rendez-vous. Au vu de ces résultats, l’ARS a décidé de poursuivre et d’entendre cette expérimentation à d’autres territoires.

Sur la base des études et des analyses menées par l’ARS Grand Est en lien avec la Région, les demandes des établissements de santé, des fédérations de santé, des représentants des personnels et des élus, l’ARS va proposer en 2020 un plan pluripartenarial d’ampleur qui vise notamment à :

  • l’augmentation des quotas d’Infirmier Diplômé d'Etat (IDE) et d’aide-soignant,
  • le développement de l’apprentissage,
  • l’évolution des Validations des Acquis de l'Expérience (VAE),
  • la réorganisation du pilotage des instituts de formation en gardant la répartition territoriale,
  • l’amélioration du « sourcing » à l’entrée du parcours de formation et des profils de carrières à identifier pour fidéliser les recrues,
  • l’accompagnement des étudiants pour définir leurs projets professionnels, les aides à la mobilité,
  • la rénovation de la pédagogie en lien avec l’universitarisation (simulation formation pluridisciplinaires),
  • l’expérimentation de nouvelles formations (Kinésithérapie, Assistants médicaux…).

A titre d’exemple d’actions concrètes, l’ARS a accordé un financement exceptionnel pour 44 formations d’Aide-soignant pour la rentrée de janvier 2020 pour des candidats en situations particulières.