Journée mondiale sans tabac 2021 : le point en Grand Est

Actualité
Vignette "Bienvenue dans une vie sans Tabac" 2021

Chaque année, la Journée mondiale sans tabac est l'occasion d'informer et de sensibiliser la population sur le sujet du tabac.

En 2021, dans le contexte de levée progressive des restrictions et de réouverture des lieux publics il est plus que jamais nécessaire de favoriser la convivialité dans des espaces publics et environnements sans tabac, favorables à un cadre de vie plus sain.

A l’occasion de la Journée Mondiale Sans Tabac du 31 mai 2021, le ministère des Solidarités et de la Santé salue l’ensemble des actions engagées pour renforcer la lutte contre le tabagisme.

Une campagne célébrant la vie sans tabac

Dans ce cadre, Santé publique France lance une nouvelle campagne qui vise à accélérer le mouvement de dénormalisation du tabac en cherchant à rendre désirable une vie sans tabac et incitant le grand public à rejoindre ainsi les 50 millions de Français qui ne fument pas. La réouverture des lieux de convivialité nous donne ainsi l’opportunité d’améliorer notre cadre de vie.

C’est l’objectif de cette campagne de communication de valoriser la « Vie sans tabac » et promouvoir, auprès des fumeurs désireux d’arrêter de fumer, les services d’aide à distance apportés par Tabac Info Service, dont le site internet vient d’être complètement rénové.

Cette campagne est diffusée sur tout le territoire dans un spot TV de 30 secondes.

Mobilisation autour des « Espaces publics sans tabac »

Dans le contexte de levée progressive des restrictions et de réouverture des lieux publics, le ministère des Solidarités et de la Santé rappelle qu’il est plus que jamais nécessaire de favoriser la convivialité dans des espaces publics et environnements sans tabac, favorables à un cadre de vie plus sain.

La multiplication des environnements sans tabac constitue l'une des priorités du Programme National de Lutte contre le Tabac (PNLT) 2018-2022 mais aussi du Plan régional de lutte contre le tabac (PRLT) Grand Est.

Accompagner les fumeurs dans l’arrêt du tabac est un engagement fort de l’ARS Grand Est depuis plusieurs années.

La dénormalisation et la création d’un environnement plus sain est également un des axes retenu. Il se décline à travers  l’instauration d’espaces sans tabac dans nos villes, via des actions intégrées dans les contrats locaux de santé et via une promotion active du dispositif « Lieu de santé sans tabac (LSST), déjà actif dans plusieurs établissements de santé de la région.

Dans le cadre du Fonds Addictions 2021, un focus va être mis en place afin d'accompagner tous les établissements souhaitant mettre en œuvre un politique de lieu de santé sans tabac. 

L’ARS a par ailleurs soutenu plusieurs projets de dénormalisation du tabac dans l’espace public comme, par exemple : 

Retrouvez dans :

- le cadre des Fonds Addictions 2020 tous les projets financés en Grand Est : 

- le communiqué de presse national d’autres démarches comme « Ma terrasse sans tabac »

 

En 2017, la région Grand est compte 1.2 millions de fumeurs quotidiens âgés de 18 à 75 ans. Il s’agit du 4ème rang des régions de France où le tabagisme était le plus fréquent.

De plus, près de 3/4 des fumeurs du Grand Est fument de façon intensive (plus de 10 cigarettes par jour) ce qui est supérieur à la moyenne nationale (66.8%).

Presque 1/4 des fumeurs en Grand Est (23,1%) présentent une forte dépendance au tabac alors que la moyenne nationale est de moins de 20% (18, 4%).

Globalement les résultats en Grand Est chez les plus jeunes sont en demi-teinte : ainsi, concernant le tabagisme quotidien à 17 ans la prévalence de la région est relativement faible mais l’usage intensif du tabac (au moins 10 cigarettes par jour) est supérieur aux autres régions.

Chez les adultes, nous ne sommes plus la région la plus fumeuse de France métropolitaine, mais nous restons parmi les régions où la prévalence est la plus haute et reste supérieure à 30%.

Enfin, chez les femmes enceintes, un tiers fumaient avant la grossesse mais presque la moitié avait pu arrêter de fumer avant le 3ème trimestre de grossesse. Chez les 18.6% de femmes qui continuaient à fumer près de 8 sur 10 avaient réussi à réduire leur consommation.

Ces résultats montrent que les politiques engagées et affichées ont un impact pour l’accompagnement des fumeurs vers l’arrêt. Cependant, des efforts sont encore à fournir afin de toucher un maximum de fumeurs et les aider. 

N’oublions pas que plus de la moitié des fumeurs quotidiens déclarent avoir envie d’arrêter de fumer ! 

Téléchargez :
- le 
Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) - Journée mondiale sans tabac 2021 (26 05.21)
- les Résultats du Baromètre de Santé publique France : consommation de tabac parmi les adultes en 2020 (27.05.21)

Retrouverez les dernières données régionales dans :
- le Bulletin de Santé Publique (BSP) Tabac dans le Grand-Est. (Février 2021).
- le 
Bulletin de l'ORS (Observatoire régional de santé) "Tabagisme en Grand Est" (2020)
- le 
Bulletin de Santé Publique (BSP) Tabac en Grand Est (2019) 

Tabagisme en Grand Est - chiffre clés
• 1,2 millions de fumeurs quotidiens soit 30,1 % des 18-75 ans
• 74,7 % de fumeurs intensifs (> 10 cigarettes/jour) contre 66,8 % en France métrop.
• 23,1 % de fumeurs fortement dépendants contre 18,4 % en France métrop.
• En Grand Est comme ailleurs, des hommes plus fréquemment fumeurs quotidiens (32,9 %) que les femmes (27,5 %)

Tabac et inégalités sociales dans le Grand Est - chiffres clés
• 35,2 % de fumeurs quotidiens parmi les moins diplômés (inférieur au Bac) contre 21,8 % parmi les plus diplômés (supérieur au Bac)
• 38,6 % de fumeurs quotidiens parmi les plus faibles revenus (1er tercile) contre 21,7 % parmi les plus forts revenus (3ème tercile)

Taux de mortalité liée au tabac (méthode classique) Grand Est - chiffres clés parmi les 35 ans et plus 
• Près de 7 150 décès annuels par cancer du poumon, bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ou cardiopathie ischémique
• Soit 211 décès pour 100 000 habitants de 35 ans ou plus dans la région avec des taux variant :
  - par département, de 196 pour 100 000 (Marne) à 238 pour 100 000 (Ardennes)
  -  par EPCI (communautés de communes ou d’agglomération), de 153 à 300 pour 100 000
  - par sexe : femmes 119 pour 100 000  / hommes 343 pour 100 000
A l’échelle des départements de la région, trois sont en surmortalité significative par rapport au Grand Est : la Meuse, la Moselle et les Ardennes tandis que trois autres sont en sous mortalité significative : le Bas-Rhin, l’Aube et la Marne.

  •  En interne dans une dynamique "Administration sans tabac "

En 2020, notre agence s’est engagée dans une dynamique "ARS sans tabac". L’objectif final de cette démarche progressive est l’élaboration d’une charte régionale «Administration/entreprise sans tabac» et la promotion ce label auprès d’autres institutions, organismes, entreprises du Grand Est.

Cette dynamique "ARS sans tabac" a été lancée par l'ARS Grand Est dans le cadre du Plan régional de lutte contre le tabac (PRLT) afin de valoriser l’ARS comme un acteur impliqué de santé publique sur la question du tabac.

Afin d’accompagner le déploiement de la démarche, des agents se sont portés volontaires pour être des « ambassadeurs » d'une ARS sans tabac. Leur principale mission consiste à expliquer et promouvoir cette démarche de façon positive en toutes occasions, avec leurs collègues et même avec leurs partenaires. 

Dans un contexte sanitaire complexe, il a été proposé de faire perdurer l’accompagnement proposé aux agents à distance. Ainsi, tous les agents qui le souhaitent peuvent solliciter des RDV à distance avec un tabacologue ou une diététicienne, gratuitement et sur leur temps de travail. Ces temps sont ouverts à tous, et peuvent également être l’occasion de poser des questions concernant les proches.

En fonction de l’évolution de la situation sanitaire, nous espérons pouvoir reprendre au plus vite les autres actions, comme les conférences, les événements festifs ou encore l’adaptation des locaux. L’idée reste, sur la fin 2021, d’établir un bilan, de mettre en place une charte afin de promouvoir auprès d’autres institutions notre expérience et essayer de diffuser cette démarche de promotion de la santé.

  •  Aux côtés de tous les acteurs sur la question du tabagisme.

Le Plan Régional de Lutte contre le Tabac (PRLT) 2018-2022.définit les grandes orientations de la région en matière de lutte contre le tabac et l’ARS Grand Est a fait de cette lutte une priorité régionale.

A travers ce PRLT, c’est  l’ensemble des professionnels de santé et l’ARS Grand Est qui se mobilisent. Ce programme, concerté avec les acteurs de la région, décline plusieurs priorités, comme par exemple la lutte contre le tabagisme passif concernant les enfants dès le plus jeune âge de la vie, avec un déploiement d’actions en direction des femmes enceintes et des futurs parents.

Au niveau de la prise en charge et de l'accompagnement des patients atteints de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), l’ARS Grand Est soutient 11 programmes d’éducation thérapeutique du patient (ETP BPCO) pour les rendre acteurs de leur prise en charge. 

Vignette MoST (Moi(s) sans Tabac) Grand Est

Le mois sans tabac revient en octobre et novembre 2021.

Cet événement national, très soutenu régionalement, est un moment phare pour toutes les personnes désireuses d’arrêter de fumer.

Dès à présent, vous pouvez trouver toutes les informations sur les sites :

Et toutes les réponses à vos questions sur le tabac se trouvent sur le site Tabac Info Service.

Le tabagisme est connu pour être un facteur de risque de nombreuses infections respiratoires et pour les aggraver. Dans le cadre de l’épidémie liée au Coronavirus la prévalence du tabagisme quotidien a augmenté significativement parmi le tiers de la population dont les revenus sont les moins élevés (de 30% en 2019 à 33% en 2020).

Cette augmentation est essentiellement due à une hausse entre 2019 et début 2020, avant le premier confinement, une stabilisation étant notée en post-confinement.

Confinement et tabac : quelles évolutions dans la consommation des Français ?

Santé publique France a évalué les conséquences de l’épidémie de COVID-19 et des mesures de restriction mises en place (dont le premier confinement généralisé de la population) sur la consommation de tabac. Celles-ci ne semblent pas avoir eu d’impact défavorable sur la prévalence du tabagisme quotidien qui n’a pas significativement varié entre 2019 (24%), le pré-confinement (26%) et le post-confinement (25%).

Le nombre moyen de cigarettes fumées par jour par les fumeurs quotidiens n’a pas non plus varié significativement au cours du premier semestre 2020.

Des évolutions différenciées ont cependant pu être observées en fonction des profils socio-démographiques, des habitudes de vie ou de la santé mentale dans d’autres enquêtes 1.

1 https://www.santepubliquefrance.fr/presse/2020/tabac-alcool-quel-impact…  

Des ressources existent pour accompagner votre démarche d’arrêt du tabac :

L’arrêt du tabac est bénéfique quel que soit son âge :

  • dans les 20 minutes qui suivent l’arrêt du tabac, la fréquence cardiaque et la pression sanguine retombent ;
  • après 12h, le taux sanguin de monoxyde de carbone redevient normal ;
  • dès 2 à 12 semaines d’arrêt, la circulation sanguine s’améliore et la fonction pulmonaire augmente ;
  • après 1 à 9 mois, la toux et l’essoufflement diminuent ;
  • après 1 an d'arrêt, la respiration est redevenue normale et le risque d'infarctus du myocarde est réduit de moitié ;
  • après 10 ans d'arrêt, le risque de mourir d'un cancer du poumon est réduit de moitié par rapport à celui d'un fumeur ;
  • après 20 ans, le risque est redevenu celui d'un non-fumeur.