Journée internationale de lutte contre les violences : l’ARS et la DRDFE Grand Est concrétisent leur engagement en Grand Est

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Visuel VFF-Réagir peut tout changer ARS-DRDFE
En novembre 2018, l'ARS et la DRDFE Grand Est se sont engagées dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles en signant une convention régionale de partenariat afin de mettre en œuvre une politique coordonnée et harmonisée.
L'occasion est proposée pour la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes de faire un point sur l'avancée de sa mise en oeuvre.
Corps de texte

Dans le cadre de la Stratégie Nationale de Santé et de la feuille de route nationale de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, l’ARS et la DRDFE (Direction régionale aux droits des femmes et à l'égalité) Grand-Est ont établi une convention de partenariat en 4 axes qui s’étend sur la période 2018-2022 et dont le pilotage et la mise en œuvre sont répartis entre  l’ARS et la DRDFE : 

  • Axe 1 :  sensibiliser et/ou former les professionnels de santé, sociaux ou médico-sociaux en formation initiale ou continue (pilotage ARS)
  • Axe 2 : Accompagner les femmes victimes de violence et les enfants co-victimes dans leur parcours en leur proposant un accompagnement psychologique (copilotage ARS-DRDFE)
  • Axe 3 : Constituer et animer des réseaux départementaux (pilotage DRDFE)
  • Axe 4 : Mener des actions de prévention et d’accompagnement vers le soin aux personnes qui se prostituent (pilotage ARS)
     

Quelles avancées dans la mise en oeuvre des actions de la convention en Grand Est ? 

Au cours de cette première année, plusieurs actions ont été engagées et réalisées :

  • Création et diffusion de deux supports d’informations départementalisés dans l’objectif de sensibiliser les professionnels et d’informer les victimes : en effet, les professionnels de santé sont souvent les premiers interlocuteurs des victimes : 24 % des femmes victimes vivant avec l’auteur des faits ont été vues par un médecin à la suite des violences, 19 % ont consulté un psychiatre ou un psychologue et 18 % se sont rendues dans un commissariat de police ;
  • Harmonisation de la formation relative à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dispensée dans les écoles paramédicales du Grand Est. Cette harmonisation a été rendue possible grâce à un travail collaboratif de rédaction d’un cahier des charges avec les groupements de coopération sanitaire (GCS) des Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI).
    Cette action fait d’ailleurs partie des mesures proposées par le  groupe de travail Santé, piloté par la Direction générale de l’offre de soin (DGOS) dans le cadre des restitutions du Grenelle des Violences conjugales 2019 ;
  • Réalisation d’un appel à manifestation d’intérêt portant sur les 4 axes de la convention : 39 porteurs de projet ont bénéficié de subventions.

Une action est également en cours de préparation concernant l'organisation en 2020, d’un colloque interprofessionnel sur la thématique des violences sexistes et sexuelles, en collaboration avec les « CRIAVS », les Centres de Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles du Grand Est.

Quels sont les prochains objectifs ?

  • Dans le cadre de l'axe 2 de la convention ARS-DRDFE, un appel à manifestation d’intérêt va être lancé en décembre 2019 pour l’année 2020, avec pour objectif de proposer un accompagnement psychologique aux femmes et aux enfants intégré dans le parcours de prise en charge.
    Ce projet répond à l’une des mesures proposées par le  groupe de travail santé, piloté par la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), dans le cadre des restitutions du Grenelle des violences conjugales 2019 ;
  • Sensibiliser à nouveau les médecins référents urgents dans les Services d’Accueil des Urgences (SAU), en lien avec les recommandations du Grenelle Violences 2019 ;
  • Organiser le recueil des dépôts de plaintes dans les SAU.