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Journée européenne du Radon : le point en Grand Est

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QAI - Radon -Journée européenne
Le 7 novembre, c'est la #JournéeRadon. Connaissez-vous ce gaz radioactif, incolore et inodore ? Il représente la 2ème cause de cancer du poumon en France. Depuis juin 2018, une nouvelle réglementation modifie la définition des zones à potentiel radon. Comment savoir si votre commune est concernée ?
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De quoi s’agit-il ?

Le radon est un gaz radioactif incolore et inodore, présent naturellement dans les sols et les roches. Il est classé par le Centre international de recherche sur le cancer comme « cancérigène pulmonaire certain » depuis 1987. En France, le radon est la 2ème cause de cancer du poumon après le tabac (près de 10% des décès).

Ma commune se situe t-elle dans une zone à risque ?

Le radon pénètre dans les espaces clos, où il peut se concentrer à des niveaux élevés et exposer, à long terme, les occupants à un risque de cancer du poumon. Ce risque augmente significativement pour les fumeurs. Sa concentration dans l’air d’une habitation dépend :
• des caractéristiques du sol et du bâtiment,
• de l’aération et du chauffage.

Depuis juin 2018, une nouvelle réglementation modifie la définition des zones à potentiel radon dans tous les lieux de travail situés en sous-sol et rdc et dans les Etablissements recevant du Public (ERP). 3 types de zones ont été établies :

  • Zone 1 à potentiel radon faible ; 
  • Zone 2 à potentiel radon faible mais sur lequel des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert vers les bâtiments : 294 communes concernées en région Grand Est  ; 
  • Zone 3 à potentiel radon élevé : 318 communes concernées en région Grand Est.

Les zones sont établies à l’échelle communale sur la base des travaux de cartographie menés depuis 2010 par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) à partir des teneurs en uranium des sols et des facteurs aggravants (failles, mines et cavités, sources géothermales). Une étude complémentaire de l’IRSN est en cours sur les zones kartisques.

Les communes concernées dans notre région se situent principalement dans les secteurs granitiques mais également en secteur minier.

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a établi une carte du « potentiel radon » de chaque commune.
Si vous êtes dans une zone où le potentiel est significatif, il convient de le mesurer à l’aide de détecteurs placés pendant 2 mois, durant la période de chauffe, dans les pièces de vie au niveau le plus bas du bâtiment (salon, chambre, sous sol habité...).

Les actions menées dans le Grand Est

Outre les contrôles qui lui sont dévolus dans le cadre de la réglementation, l’ARS agit pour renforcer la communication et la prévention des risques liés au radon.

Dans le cadre du 3ème Plan Régional de Santé Environnement (PRSE) notamment, et en collaboration avec l’Autorité de Sûreté Nucléaire et ATMO Grand Est
-  organisation de réunions d’information des élus dans les secteurs concernés ;
-  organisation de réunions d’information des professionnels du bâtiment ;
-  organisation de réunions publiques et, en lien avec les collectivités volontaires, campagnes exploratoires de mesures dans l’habitat (en priorité dans les zones à potentiel radon élevé avec une 1ère campagne en cours de préparation).

Par ailleurs, l’ensemble des actions conduites par l’ARS dans le champ de la qualité de l’air intérieur visent à diminuer l’exposition des populations au radon : prise en compte du risque radon dans les avis sur documents d’urbanisme, thématique contrôlée dans le cadre des inspections d’établissements recevant du public, suivi des établissements...

Les bons gestes à adopter 

QAI- Radon - Les bons gestes