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Evénements de Strasbourg : les professionnels de santé engagés pour porter secours aux victimes

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Agnès Buzin / Hôpital de Strasbourg
Agnès Buzyn avec les personnels des Hôpitaux universitaires de Strasbourg le 12 décembre 2018 - Crédit photo : Yann Bubien (Dircab)
A la suite de l’attentat qui a eu lieu le 11 décembre au centre-ville de Strasbourg, les professionnels de la santé ont répondu présent face à l’urgence et à l’importance des besoins de prise en charge des victimes et de leur entourage.
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Une excellente réactivité des professionnels de santé 

Immédiatement après l’attaque perpétrée dans le centre-ville de Strasbourg, la mobilisation des équipes du SAMU et des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) a été entière, le soir du 11 décembre, pour porter secours aux victimes – avec l’activation du Plan blanc par différents établissements de santé bas-rhinois. 

L’investissement des équipes médicales a donné lieu à des remerciements appuyés d’Agnès Buzyn, Ministre en charge de la santé, qui s’est rendue, accompagnée de Jean-Luc Marx, Préfet de la région Grand-Est, de la zone de défense et de sécurité Est et du Bas-Rhin et de Christophe Lannelongue, Directeur général de l’ARS Grand Est, aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg dès le 12 décembre. Elle a également réalisé un point global de la situation avec les différents acteurs de la prise en charge et s’est entretenue avec des victimes. A ce jour, le bilan de l'attentat s’élève à  5 personnes décédées et 10 blessées.

Un important dispositif de soutien médico-psychologique

Parallèlement, un important dispositif de soutien médico-psychologique a été activé avec la mise en place du Centre d’accueil des familles (CAF) à la Cité de la musique et de la danse, et sur les sites de Hautepierre et de l’Hôpital civil. Ces CUMP – Cellule d’urgence médico-psychologique – s’appuyant sur des équipes de médecins psychiatres, de psychologues et d'infirmiers volontaires préalablement formés, ont été mises en place sous la coordination de Dr Mastelli et Pr Vidailhet, en lien avec l’ARS et avec le concours de nombreux professionnels du Grand Est mais également de Bourgogne-Franche-Comté et des Hauts-de-France.

Au total, plus de 80 professionnels ont été mobilisés pour une prise en charge rapide immédiate et post-immédiate des personnes, sur une durée de 8 jours, dispensant une première consultation à plus de 1000 personnes. La mise en place de point d’urgence médico-psychologique mobile a permis d’intervenir au centre ville et dans le quartier de Neudorf ; par ailleurs des équipes mobiles intra hospitalières sont intervenues auprès des agents hospitaliers impactés par l’attentat.

L'investissement et l'efficacité des acteurs salués par le Président de la République

La réactivité, l’investissement et l’efficacité de l’ensemble des acteurs concernés, sous la coordination de Jean-Luc Marx, Préfet du Bas-Rhin et du Grand Est, ont été soulignés par le Président de la République Emmanuel Macron, lors de sa venue à Strasbourg le 14 décembre : professionnels et structures de santé, services de l'ARS, pompiers, forces de sécurité, services d’investigation,  responsables et services de la Ville de Strasbourg, Croix Rouge, Cellule interministérielle d’aide aux victimes, associations d’aides aux victimes (...), ont été longuement remerciés pour le soutien optimal apporté aux victimes et à leur entourage.

Aller plus loin

En savoir + sur le rôle de l'ARS dans la gestion de crise sanitaire

L’ARS a participé au Centre opérationnel départemental (COD) mis en place par la Préfecture du Bas-Rhin, destiné à coordonner les différents acteurs de la gestion de la crise. Le représentant de l’ARS au sein du COD était en liaison permanente avec la cellule de crise interne déployée à l’ARS, et le centre d’accueil des familles (CAF).

Les actions de l’ARS dans la gestion de la crise ont notamment été les suivantes :

  • alerter les établissements de santé et s’assurer que les moyens suffisants sont mobilisés,
  • suivre l’état de santé des victimes et leur évolution,
  • informer les établissements et professionnels (alerte dans les services d’urgences sur les risques post attentats …), évolution de la posture Vigipirate, mais aussi répondre à leurs questions face à cette situation inhabituelle,
  • assurer la coordination des moyens requis pour assurer la montée en charge des cellules d’urgence médico-psychologique – CUMP,
  • veiller au maintien de l’accès aux établissements de santé dans le cadre d’un trafic routier rendu peu fluide en raison des contrôles instaurés aux frontières,
  • faire le lien avec les autres services concernés (pompiers …),
  • réaliser des points de situations et remontées d’informations régulières au Centre opérationnel départemental et au Ministère de la santé.