Dépistage du VIH et IST : une campagne régionale "JE B4ISE POUR MOI, JE B4ISE SAFE !"

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COREVIH-Vignette campagne JE B4ISE pour moi

Avec la crise sanitaire, le nombre de dépistages VIH/IST a diminué depuis mars 2020.

En cette rentrée de septembre, le COREVIH, Comité Régional de lutte contre le VIH et les Infections Sexuellement Transmissibles, lance avec le soutien de l'ARS Grand Est, une grande campagne régionale de communication et de sensibilisation autour du dépistage intitulée "Je b4ise pour moi, je b4ise safe !"

Selon la feuille de route de la Stratégie Nationale de Santé Sexuelle 2017 2030, des campagnes spécifiques doivent s’organiser en région avec pour objectif principal le dépistage du VIH, des hépatites virales et autres IST (Infections Sexuellement Transmissibles).

Un constat

En Grand Est, près de 5 500 personnes sont prises en charge pour une infection à VIH dans les hôpitaux de notre région. Parmi celles-ci, 93% sont dits en succès virologique : grâce au TasP (treatment as prevention), ils ne transmettent donc plus le VIH.

En 2020, seules 144 nouvelles découvertes de séropositivité ont été faites en Grand Est contre 215 en 2019 : un écart à mettre en lien avec le recul de l’activité de dépistage durant la crise sanitaire et ses périodes de confinement.

Avec ce retard au dépistage, il s’agissait donc d’aller plus encore à la rencontre des publics tels que les H.S.H. (hommes ayant des rapports sexuels), les T.D.S. (travailleur.se.s du sexe) et les étudiant.e.s.

Les HSH représentent l’un des groupes de population dans lesquels se concentre l’épidémie de VIH en France. En Grand Est, plus d’un nouveau diagnostic sur trois a concerné un HSH en 2020.

  • Moyenne d’âge : 39,5 ans  /  Diagnostics tardifs : 33%  /  H.S.H parmi les diagnostics chez les hommes :  55%

Un objectif

Face à ce constat, le COREVIH Grand Est souhaite mettre en avant l’importance de prendre soin de sa santé sexuelle et de la remettre au coeur des préoccupations, notamment des populations les plus vulnérables (H.S.H, T.D.S et étudiant.e.s).

L'objectif de la campagne est d’inciter et sensibiliser à ces dépistages VIH et IST et de faire connaitre les outils de la prévention combinée (cf paragraphe en bas de page) pour se protéger soi et les autres.

Afin de toucher le plus grand nombre, différents outils ainsi qu’un plan média adapté aux populations les plus concernées sont déployés depuis ce 15 septembre pour une durée d'un mois.

Une campagne régionale

Pour soutenir cette campagne de dépistage du VIH et des IST, des outils sont proposés et des actions organisées avec un message... accrocheur «JE B4ISE POUR MOI, JE B4ISE SAFE ». Celui ci joue avec les codes utilisés pour détourner les algorithmes de censure des réseaux sociaux. Ce message s'accompagne d’un manifeste inclusif et d’une accroche claire « AUTANT DE SITUATIONS QUE DE PRÉVENTIONS ».

  • Une série de vidéos :
    - 1 vidéo globale présentant le manifeste, les différentes situations ainsi que l’ensemble des outils de prévention combinée
    - 1 vidéo PrEP + 1 vidéo Dépistage + 1 vidéo TasP + 1 vidéo TPE
    > Toutes les vidéos sont disponibles sur la chaine Youtube du COREVIH Grand Est.
  • Des outils imprimés ayant pour but d’être
    affichés/distribués dans les lieux fréquentés par les publics ciblés (CeGIDD,,associations, bars, réseaux étudiants, événements...) : affiches, flyers, cartes postales, cartes contact, totebags, roll up et 1 van stické aux couleurs de la campagne.

    Découvrez l’ensemble des outils dans le guide ci-dessous ou rendez-vous directement sur le formulaire de commande en ligne.
    > Téléchargez le guide de la boite à outils de la campagne

  • Une  stratégie digitale a été mise en place avec la création de comptes Instagram, Twitter et Facebook, complétée d'une campagne d’envoi de messages géolocalisés et de bannières web sur Hornet, une application de rencontres H.S.H.
    > Instagram @corevih-ge / Twitter @corevih-GE  / Facebook @Corevih Grand-Est
  • Une landing page a été développée pour la campagne et regroupe toutes les informations nécessaires : descriptifs des outils de prévention, player vidéos, carte interactive recensant les lieux de dépistage sur le territoire, les actions...
    JeB4aise.fr
COREVIH-Visuel page internet www.jeb4ise.fr

 

Promouvoir la prévention combinée

La prévention combinée, c’est la possibilité d’associer plusieurs outils de prévention en fonction de sa situation, de ses besoins, de ses pratiques ou de son mode de vie.

Ces dernières années, de nouveaux outils de prévention de l’infection par le VIH/SIDA ont été développés : le TasP, le TPE, la PrEP sont aujourd’hui des innovations incontournables pour se protéger soi et les autres d’une potentielle infection par le virus et viennent compléter les moyens existants tels que le préservatif et le dépistage.

  • La PrEP (prophylaxie pré-exposition) est le traitement préventif contre le VIH.
    Il est autorisé en France depuis 2016 et est complètement pris en charge par l’assurance maladie. Jusque-là, ce sont presque exclusivement des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) qui prennent la PrEP. Une constante progression de ces nouveaux usagers («PrEPeurs»), était observée mais la crise sanitaire a brutalement freiné cette évolution. Depuis le 1er juin 2021, la PrEP peut être instaurée par tout médecin, notamment le médecin traitant.
    Les enjeux sont doubles : intensifier l’usage de la PrEP parmi les HSH et élargir la cible (travailleurs et travailleuses du sexe, personnes trans, femmes d’origine subsaharienne notamment).
  • Le TPE (traitement post-exposition) est un traitement d’urgence qui doit se prendre très rapidement après un risque et peut éviter une contamination au VIH.
    L’enjeu est de faire largement connaître ce traitement disponible dans les CeGIDD (Centres Gratuits d’Information, de Dépistage et de Diagnostic) et les services d’accueil des urgences.
  • Le TasP (treatment as prevention) signifie que la personne séropositive sous traitement efficace, avec un suivi médical régulier, ne transmet pas le VIH à son, sa ou ses partenaire(s) : quand la charge virale (quantité de virus dans le sang) est indétectable, le virus est intransmissible. Le traitement devient un outil de prévention.