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Cancer du col de l'utérus : généralisation du dépistage organisé dans le Grand Est en 2017

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1 frottis tous les 3 ans, c'est important
Chaque année en France, près de 3000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont détectés et environ 1100 femmes décèdent des suites de cette maladie. Pourtant il est « évitable » : la vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) et le dépistage par frottis cervico-utérin (FCU) en constituent deux interventions de prévention complémentaires.
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Le dépistage permet, d’une part, d’identifier et de traiter des lésions précancéreuses avant qu’elles n’évoluent vers un cancer et, d’autre part, de détecter des cancers à un stade précoce dont le pronostic est bien meilleur qu’à un stade avancé. Il est ainsi recommandé de pratiquer un frottis tous les trois ans chez toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans : 17 millions de femmes sont concernées.

Or, il faut constater que 40% des femmes, en moyenne, n’ont pas réalisé de frottis (FCU) dans les trois ans. Et depuis sa recommandation en 2007, la vaccination des jeunes filles par le vaccin HPV est très insuffisamment  mise en œuvre. Au 31 décembre 2015, moins de 15% des jeunes filles avaient reçu le schéma complet de vaccination à 16 ans.

Le Plan Cancer 2014-2019 prévoit de généraliser le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus sur le territoire national à partir de 2017. Au niveau du Grand Est, c’est l’association EVE, située sur le territoire alsacien, qui a été retenue pour le mettre en œuvre  sur la nouvelle grande région.  Elle assure la promotion et la qualité du dépistage du cancer du col de l’utérus depuis plus de 20 ans.
En effet, depuis 1994, l’Alsace fait partie des régions-pilotes chargée d’expérimenter le dépistage organisé du col de l’utérus, avant sa généralisation nationale. Les données 2015 relatives à ce dépistage montrent que 66,1% des femmes pour le Bas-Rhin et 65,6 % pour le Haut-Rhin avaient effectué au moins 1 frottis dans les 3 dernières années.

Depuis plusieurs années, l’ARS participe au financement d’une étude portant sur le suivi d’une cohorte de jeunes filles ayant bénéficié du vaccin anti-HPV.

L’analyse de cette cohorte vaccinale montre que :
- la couverture vaccinale est de plus en plus faible, surtout en milieu urbain ;
- la part de schémas vaccinaux incomplets est importante ;
- les femmes vaccinées en rattrapage ont tendance à moins se faire dépister : c’est la complémentarité de la vaccination et du dépistage qui permet de lutter le plus efficacement contre le cancer du col de l’utérus.

Les vaccins disponibles actuellement ne protègent que contre certains virus HPV (ceux qui sont impliqués dans 70% des cancers du col de l’utérus). C’est pourquoi toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans, y compris celles qui sont vaccinées, doivent faire un frottis de dépistage tous les trois ans.

La vaccination contre le HPV de dispense pas de la surveillance régulière par frottis !

Aller plus loin

En savoir plus

Chaque année en France :
- 3000 nouveaux cas ce cancer du col de l’utérus
- 1100 décès
- 235 000 frottis anormaux > 31 000 lésions précancéreuses ou cancéreuses
- 51 ans : âge moyen du diagnostic
- 64 ans : âge moyen du décès
Grâce au dépistage par frottis, le cancer du col peut être évité dans 9 cas sur 10.
Détecté à un stade précoce, le cancer du col de l’utérus peut être traité tôt avec des soins moins lourds.

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