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Cancer colorectal : le dépister à temps peut vous sauver la vie !

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Le dépistage du cancer colorectal, à partir de 50 ans, un test tous les 2 ans
À l’occasion de la campagne de communication Mars Bleu, l’Agence Régionale de Santé et l’Assurance Maladie appellent chacun, grand public et professionnels de santé, à se mobiliser autour de cet enjeu de santé publique.
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Survenant 9 fois sur 10 après 50 ans, le cancer colorectal est responsable de 18 000 décès par an (2ème cancer le plus meurtrier après le cancer du poumon). Avec près de 45 000 nouveaux cas par an, il est le 3ème cancer le plus fréquent. Or, plus ce cancer est détecté tôt, moins les traitements sont lourds et mutilants et plus les chances de guérison sont importantes (90 % des cas).

Le taux de participation au programme national de dépistage, malgré une légère hausse, reste en dessous des recommandations européennes (seuil minimum de 45 %). Il est en effet de 33,5 % sur la période 2016-2017.

En région Grand Est, le taux de participation est de 39,2 %. S’il est supérieur au taux national, il reste encore insuffisant. On observe toutefois des disparités entre départements, le taux de participation le plus important étant observé dans le Haut-Rhin (45,6 %) et le taux le plus bas en Haute-Marne (33,5 %).

Carte des taux de participation en région Grand Est

Le dépistage organisé du cancer colorectal s’adresse aux femmes et hommes âgés de 50 à 74 ans ne présentant pas de symptômes ni de facteurs de risque autre que l’âge.

Pourquoi se faire dépister ?

 

En pratique, comment se passe le dépistage ? 

  1. Si vous avez entre 50 et 74 ans, vous êtes invité par courrier, tous les 2 ans, à retirer ce test gratuitement chez votre médecin traitant à l’occasion d’une consultation.
  2. Votre médecin détermine, en fonction de votre histoire personnelle et familiale, si ce test est approprié. Si c’est le cas, il vous le remet en vous expliquant comment l’utiliser. Il vous informe également des limites de ce dépistage et des examens éventuels à réaliser en cas de test positif.
  3. Ce test, simple et rapide, est à faire chez vous. Il consiste en un prélèvement unique de selles grâce à un bâtonnet qui est ensuite à replacer dans un tube hermétique garantissant sa conservation. Une enveloppe T fournie avec le test vous permet de l’envoyer gratuitement par la poste, pour analyse au laboratoire d’analyses médicales dont les coordonnées figurent sur l’enveloppe.
  4. Les résultats vous sont adressés ainsi qu’à votre médecin traitant.

Et si le test est positif ?

Un test positif ne signifie pas que vous avez un cancer, mais que du sang a été détecté dans vos selles. Il est alors inutile de refaire ce test. En revanche, il sera nécessaire de réaliser une coloscopie pour identifier l’origine de ce saignement occulte (non visible à l’oeil).

Votre médecin vous adressera pour cela à un gastroentérologue. Effectué sous anesthésie, la coloscopie permet de déceler la présence éventuelle de polypes et de les retirer avant qu’ils ne se transforment en cancer. Si un polype a déjà évolué en cancer, plus on le détecte tôt, plus les chances de guérison sont importantes.