Cancer colorectal : le dépistage sauve des vies !

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Dépistage cancer colorectal Kit de dépistage DOCCR

Sur les 43 300 nouveaux cas annuels de cancer colorectal, 95% des cas guérissent s’ils sont pris à temps. 2/3 des Français ne se font pas dépister du cancer colorectal alors qu'il existe un test simple et efficace.

Un constat : il faut améliorer le dépistage

En Grand Est, 1ère région de France en terme de dépistage, l’adhésion reste encore insuffisante : la mobilisation de tous reste nécessaire pour améliorer le dépistage et sauver des vies !

Survenant 9 fois sur 10 après 50 ans, le cancer colorectal est responsable d'environ 17 100 décès par an, soit au 2ème rang des cancers les plus mortels, et au 3ème rang des plus fréquents, après celui du sein et de la prostate(source INCa). A l'échelon régional, on constate annuellement 3 750 nouveaux cas (période 2007-2016) et 1 549 décès (période 2007-2014), soit 10 diagnostics de cancer colorectal/jour et 4 décès/jour (source SpF).

En France, on estime qu’une personne sur 25 environ sera atteinte d’un cancer colorectal au cours de son existence. Or, plus ce cancer est détecté tôt, moins les traitements sont lourds et mutilants, meilleure est la qualité de vie,  et plus les chances de guérison sont importantes (95 % des cas).

Quels sont les taux de participation en Grand Est ?

En dépit de la pandémie mondiale de la COVID, le taux de participation dans notre région reste supérieur à la moyenne nationale de près de 10 points pour la période 2019-2020, avec un taux de participation à 37,5 % (de 32,6 % à 42,9 % selon les départements) versus 28,9 % pour la France en 2019-2020.

Taux participation dépistage organisé cancer colorectal (DOCCR) en Grand Est.png

Malgré ces données, l’adhésion au dépistage organisé reste encore insuffisante dans notre région par rapport au bénéfice que la population peut en attendre.

 

Une solution simple : le kit de dépistage

Le dépistage du cancer colorectal permet de vérifier qu’il n’y a pas de traces de sang dans les selles, même minimes et détecter ainsi, chez les personnes de 50 à 74 ans, sans symptôme ni niveau de risque élevé, des lésions précancéreuses ou un cancer au stade initial.

Tous les 2 ans, dans le cadre de la campagne nationale de dépistage organisé, une invitation leur est envoyée en Grand Est par le Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers, pour parler du dépistage du cancer colorectal avec leur médecin.

Ce dernier vérifie si son patient n’a pas de risque particulier, puis lui remet le kit de dépistage. Ce kit permet d'effectuer un prélèvement rapide, indolore et à domicile, qui doit ensuite être envoyé directement au laboratoire d’analyses. Si le test s’avère positif (4,5% des cas), une coloscopie sera alors prescrite.

Depuis le 1er mars, il devient possible de s’identifier en ligne sur le site de l’Assurance maladie : monkit.depistage-colorectal.fr, d’y répondre à quelques questions, et, en l’absence de risque particulier, de commander le test pour le recevoir à domicile.