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21 novembre : journée mondiale de lutte contre la BPCO

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BPCO 2018
Le 21 novembre est la journée mondiale de lutte contre la BPCO. D’après le Baromètre Santé 2017 de Santé publique France, seuls 22% de la population française ont déjà entendu parler de la BPCO. Et parce que cette pathologie touche particulièrement le Grand Est, un objectif lui est dédié dans le PRS 2018-2023, à savoir "améliorer la prévention et la prise en charge des affections respiratoires".
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La BPCO, c’est quoi ?

La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie respiratoire chronique caractérisée par une obstruction permanente et progressive des voies aériennes. Cette pathologie sous-diagnostiquée concerne en France de 6 à 8 % des personnes de plus de 40 ans, soit 2 à 3,5 millions de personnes. Elle est à l’origine de 17 000 morts par an, soit 5 fois plus que les accidents de la route. Malheureusement, une très grande proportion des cas n’est pas diagnostiquée : entre 2/3 et 90 %. 

Maladie silencieuse à ses débuts, ou avec des symptômes parfois banalisés par les patients (comme la toux, les expectorations….), le diagnostic peut tarder alors même que le dépistage et la prise en charge précoce de la BPCO permet de réduire les hospitalisations, de maintenir la capacité respiratoire et d'améliorer la qualité de vie des patients. 

La détection précoce de la BPCO est en effet un enjeu majeur pour la prise en charge de cette maladie. La BPCO doit être suspectée devant tout patient fumeur ou exposé à d’autres facteurs de risque présentant un essoufflement persistant à l’effort ou après une bronchite, ou une toux persistante et productive. Un interrogatoire attentif, utilisant un questionnaire rapide en 5 questions permet de déceler les principaux signes d'alerte de la BPCO. Le médecin doit ensuite confirmer le diagnostic avec des examens respiratoires plus détaillés. Dans ses formes les plus sévères, la BPCO conduit à une insuffisance respiratoire chronique nécessitant l'administration d'oxygénothérapie

Si, comme dans le reste de la France, on note en Grand Est une diminution de la mortalité par BPCO (- 8,4 %), cette baisse masque en réalité une augmentation de la mortalité par BPCO chez les femmes. De plus, pour cette pathologie, il persiste une surmortalité de 40.6% par rapport au niveau national en Grand Est montrant bien que la région est fortement impactée par cette maladie chronique*.

La cause principale de cette pathologie est le tabagisme dans 85 % des cas mais il peut également exister des expositions environnementales, notamment professionnelles comme la silice, les poussières de charbon, les poussières végétales et les moisissures.

L’accompagnement des patients atteints de BPCO est essentiel. Il repose sur l’arrêt de l’exposition aux substances nocives (tabac et polluants environnementaux), la réhabilitation respiratoire et l’activité physique adaptée (APA), ainsi que la prise en charge précoce des infections respiratoires responsables d’essoufflement.

L'ARS Grand Est en action(s) !

La lutte contre le tabac et l’instauration d’espaces sans tabac dans nos villes sont au cœur de nos actions de contrats locaux de santé et du Plan Régional de Lutte contre le Tabac.

Par la mise en oeuvre du Plan Régional Santé Environnement (PRSE), l'ARS contribue notamment à la protection de la qualité de l’air (intérieur et extérieur) et à la prévention des expositions environnementales. Elle soutient par exemple l'activité de conseillers en environnement intérieur, la lutte contre les espèces végétales allergisantes et participe à la surveillance de l'environnement et aux actions de prévention visant les publics les plus sensibles.

Au niveau de la prise en charge et de l'accompagnement des patients, l’ARS Grand Est soutient plus de 20 programmes d’éducation thérapeutique du patient (ETP) pour le rendre acteur de sa prise en charge et souhaite développer le dispositif afin de le proposer à tout patient atteint de BPCO.

Le Mois sans tabac 2018 : un mois, un défi pour arrêter de fumer

Mois sans tabac

Le tabagisme étant la cause principale de la BPCO, cette journée, à 3 semaines du début du défi Mois Sans Tabac, est l’occasion de rappeler qu’il est toujours possible et bénéfique d’arrêter de fumer.

Les études récentes tendent à montrer que le tabagisme, même passif, lors de la grossesse et dans la petite enfance, sont des facteurs de risque de développement de BPCO à l’âge adulte. Alors pour soi et pour les autres, en novembre, on arrête ensemble ! 

Le dispositif Prescri’mouv en Grand Est : bouger plus pour vivre mieux ! 

Prescrimouv bannière

De nombreuses études démontrent aujourd’hui les bienfaits de la pratique d’une activité physique régulière. En effet, l’activité physique prévient les complications, ré­duit le nombre d’hospitali­sations et les coûts de prise en charge, voire permet de diminuer la posologie médicamenteuse. En Grand Est, le dispositif Prescri’mouv vise à améliorer la santé et la condition physique de patients adultes atteints de certaines maladies chroniques grâce à la pratique d'une activité physique ou sportive sur prescription médicale.

C’est pourquoi les patients, atteints entres autres pathologies d’une BPCO, peuvent bénéficier depuis le 22 octobre 2018 du dispositif Prescri’mouv dans les 5 départements suivants : Ardennes, Aube, Haute-Marne, Marne, Haut-Rhin et sur la ville de Strasbourg. Prescri'mouv sera ensuite déployé progressivement sur l‘ensemble de la région Grand Est jusqu’au 1er trimestre 2019.

Pour en savoir plus : www.prescrimouv-grandest.fr  

L'état de la population en France - Rapport 2017